10 techniques imparables pour avoir mal au dos (prouvé par la science !)

​Environ 80% de la population aura mal au dos au moins une fois dans sa vie. Cela signifie que 20% de la population passe à côté de cette expérience mémorable. Si vous en faites partie, vous vous demandez peut-être ce que vous pouvez faire pour pouvoir enfin rejoindre le cercle des 80%.

Cet article est fait pour vous !

1) Se tenir droit tout le temps

​La posture est LE facteur le plus déterminant dans le mal de dos. Aucune étude ne parvient à le montrer, mais cela n'a pas d'importance. Il suffit d'écouter attentivement ce que nous expliquent les entreprises qui vendent des tee-shirts correcteurs de posture. Elles ont bien compris le fonctionnement du corps.

C'est la première règle : se tenir droit au maximum. Tout le temps, si possible.

​2) Garder impérativement le dos droit à tout moment

​Vous avez bien lu. À TOUT MOMENT. Même quand vous dormez. 

Chaque mouvement doit être contrôlé au maximum pour être sûr que votre dos ne bouge pas. Il existe une seule façon de bien réaliser chaque mouvement. Dévier de cette technique présente d'énormes risques !

​Vous ne savez pas comment faire ? Pas de souci, le pack complet de DVD par Jean-Michel Posture (vu sur France 5) vous montrera l'unique bonne façon de bouger.

​3) Regarder beaucoup de vidéos anxiogènes à propos de la hernie discale

​Rassurez-vous : Internet regorge de ces vidéos. Attention à ne pas les choisir à la va-vite cependant. Choisissez en priorité les vidéos avec des explosions et de la couleur rouge.

Elles vous permettront d'acquérir des connaissances précises sur le fonctionnement réel du corps. Ci-dessous, découvrez comment le dos peut littéralement exploser.

​4) Acquérir son propre modèle vertébral en résine

​Pour les plus aguerris d'entre vous, je vous propose d'acheter votre propre modèle vertébral. Plus besoin d'aller chez le rhumatologue ou le chirurgien pour voir des disques intervertébraux se déplacer ou une hernie en mouvement.

​Si la hernie est rouge et gonfle lors de la flexion, c'est un gros avantage à prendre en compte.

​5)Se mettre à soulever des charges lourdes du jour au lendemain, de façon répétée

​Rien de tel pour obtenir un bon mal de dos si vous ne soulevez jamais de charges lourdes. Une solution de facilité, même. Un seul piège : le temps de récupération. Il doit être le plus court possible.

Cependant, ne vous reposez pas sur vos acquis. Il faudra faire d'autres efforts si vous voulez que ce mal de dos persiste. En effet, le mal de dos est complexe et dépend de nombreux facteurs. Si vous voulez tirer le gros lot avec la lombalgie chronique, cela nécessite une approche globale.

​6) Rendre régulièrement visite à un thérapeute alternatif qui vous "remet en place"

​Un outil sous estimé, et pourtant terriblement puissant ! 

Attention à ne pas choisir quelqu'un qui cherche à vous rendre indépendant en vous apprenant à gérer le problème tout seul.

Préférez quelqu'un qui vous rappelle à chaque consultation à quel point vous êtes mal fichu, désaligné, et comment vos articulations sont bloquées et déplacées.

Lui seul doit avoir la solution au problème qu'il vous annonce, c'est essentiel.

​7) Éviter à tout prix la douleur au quotidien

​Il faut supprimer toute activité qui provoque une douleur dans le dos.

C'est le signe que la colonne vertébrale est en train de se désintégrer.  Souvenez-vous de l'explosion et des flammes dans la vidéo présentée plus haut.

​8) User et abuser du repos au lit

​Si jamais vous n'avez pas réussi à suivre la règle précédente (pourtant simple), il faut impérativement rester au lit jusqu'à la disparition complète de la douleur.

Autre alternative possible : partir en voyage spatial pour profiter des nombreux bénéfices de l'apesanteur sur le corps.

​9) Accrocher ses résultats d'IRM sur son réfrigérateur

​Si vous n'en avez pas, n'hésitez pas à en passer une pour pouvoir les afficher chez vous. Même si vous n'avez pas encore mal au dos. De cette façon, vous pourrez d'ores et déjà vous inquiéter à propos de changements structurels qui ne sont pas douloureux. 

L'idéal est de les lire chaque jour, pour bien se convaincre qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans votre dos. 

​Vous aurez évidemment plus de résultats si vous réussissez à vous convaincre que cela va forcément s'empirer avec le temps.

​10) Se mettre d'accord avec ses proches pour ne parler exclusivement que de la douleur

​Avoir mal au dos, c'est également un travail d'équipe. Je vous conseille de briefer vos proches parler autant que possible du mal de dos. Il va de soi que vos connaissances les plus pessimistes et négatives seront celles qui vous aideront le plus dans votre quête.

Une exception peut être faite pour parler du mauvais temps. Et surtout du lien entre le mauvais temps et le mal de dos. C'est un très bon moyen pour amener la discussion vers l'arthrose.

​Joyeux 1er avril à tous !

Quand faut-il passer un IRM du dos ?

​"L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une technique d'imagerie médicale permettant d'obtenir des vues en deux ou en trois dimensions de l'intérieur du corps de façon non invasive avec une résolution en contraste relativement élevée."

​Amélioré et démocratisé dans les années 80, l'IRM permet d'étudier avec une précision impressionnante les différents tissus du corps humain.

​Il semble alors naturel de vouloir l'utiliser dès qu'une douleur se présente, pour identifier la cause de la douleur, non ?  Qu'en pensez-vous ?


​Pourquoi l'IRM est inutile dans la majorité des cas

​Si vous suivez le blog depuis quelques temps, vous savez probablement déjà que le mal de dos n'est que pauvrement corrélé à la présence d'une lésion dans la zone douloureuse, et ce d'autant plus que la douleur persiste.

​En réalité, on estime que le mal de dos n'est clairement relié à une "anomalie" (telle qu'une hernie, de l'arthrose, etc) que dans environ 10% des cas. On parle alors de lombalgie spécifique

Les problèmes sérieux comme une tumeur ou une infection n'excèdent pas 1% à 2% des cas.

Dans 9 cas sur 10, on ne peut établir un diagnostic fiable grâce à l'imagerie médicale. On parle alors de lombalgie non spécifique, ou idiopathique.

Quel est le problème ?

​Nos appareils d'imagerie tels que l'IRM sont tellement sensibles et précis qu'ils détectent des soit-disant "anomalies" dans la majorité de la population !

Si vous prenez 100 personnes de 50 ans qui n'ont pas mal au dos, 80% présentent au moins un disque dégénéré, 60% ont une protrusion discale et un tiers ont de l'arthrose au niveau des articulations zygapophysaires. Et ils n'ont pas mal !

Voilà le tableau complet des résultats d'une étude emblématique. Repérez la colonne qui correspond à votre âge, et découvrez quelles "anomalies" on retrouve chez des gens de votre génération qui n'ont pourtant pas de douleur.

​Brinjikji & al, Systematic literature review of imaging features of spinal degeneration in asymptomatic populations, AJNR 2015

​Disk degeneration = dégénérescence discale

​Disk signal loss = perte de signal discal

Disk heigh loss = affaissement du disque

Disk bulge = bombement discal​

Disk protrusion = protrusion discale

Annular fissure = fissure annulaire

Facet degeneration = arthrose zygapophysaire

​Spondylolisthésis = pareil en français

​Ainsi, pour diagnostiquer les 10% de patients dont la douleur est réellement liée à une lésion, nous usons et abusons de ces examens complémentaires. Quelle est la conséquence ?

Nous avons créé et propagé parmi les 90% restants la croyance selon laquelle le mal de dos est dû à ces résultats d'IRM.

Quelles sont les vraies indications à un IRM du dos ?

Les recommandations de la Société Américaine de la Douleur, basées sur une analyse de la littérature scientifique, sont très claires.​

  • Les médecins ne devraient pas prescrire d'imagerie de façon routinière aux patients souffrant de lombalgie non spécifique.
  • ​​Les médecins devraient effectuer des examens complémentaires d'imagerie chez les patients lombalgiques si des déficits neurologiques sévères ou évolutifs sont présents, ou quand une pathologie sérieuse est suspectée.

​Il convient également de patienter un ou deux mois dans certains cas,​​​​ lorsque l'évolution naturelle de la pathologie est susceptible de régler le problème sans intervention.

​Un déficit neurologique sévère est une altération importante de la sensibilité (perte de la sensation du toucher, possibilité de picotements/fourmillements) ET de la motricité (perte de force musculaire au niveau d'une jambe).

Le déficit est évolutif si, comme son nom l'indique, il s'aggrave au fil du temps.

​Une pathologie sérieuse peut être un syndrome de la queue de cheval (compression sévère des racines nerveuses les plus basses), une infection, une tumeur, une fracture, etc. Votre professionnel de santé peut suspecter ce genre de pathologie en fonction de l'histoire de vos symptômes et de l'examen clinique.

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​Pourquoi l'IRM peut être ​NÉFASTE

​En plus d'être inutile dans la plupart des cas, et de représenter une dépense évitable pour la sécurité sociale, passer un IRM peut carrément diminuer vos chances de voir la douleur disparaître. Vraiment ?

On pourrait croire qu'il vaut mieux avoir quelques fausses alertes pour être sûrs de ne rien manquer, non ?

Voilà la raison : les résultats d'examen peuvent RÉELLEMENT faire peur à celui qui les reçoit.

Imaginez la situation suivante (peut-être même l'avez-vous déjà vécue). Vous avez mal au dos, vous ne savez pas pourquoi, et en lisant vos résultats d'IRM vous découvrez que vous avez deux disques "abîmés".  Êtes-vous rassurés ? Est-ce que cela vous encourage à faire confiance à votre dos ? C'est tout le contraire en réalité, bien évidemment.

De nombreuses personnes développent ainsi des croyances négatives, de la peur et de l'anxiété à cause de soit-disant anomalies, qui sont en fait une partie normale du vieillissement physiologiques et rarement responsables de la douleur !

Ces pensées sont de puissants messages de danger pour votre cerveau. Vous ne savez pas ce qu'est un message de danger ? Vous pouvez aller lire le bonus pour tout comprendre.

​Ce ne sont pas que des suppositions : une étude s'est justement penchée sur le sujet en 2013. Un IRM précoce en cas de lombalgie aigüe améliore-t-il l'évolution du patient ?

"L'IRM utilisé précocement et sans indication a un puissant effet IATROGÉNIQUE* en cas de lombalgie aigüe, qu'il y ait une radiculopathie ou non. Les professionnels et les patients devraient être informés que lorsqu'un IRM n'est pas indiqué, il n'apporte aucun bénéfice, et des résultats moins bons sont à attendre."

​*Iatrogéni​que : Se dit d'un trouble, d'une maladie provoqués par un acte médical ou par les médicaments, même en l'absence d'erreur du médecin. (Larousse)

​Est-ce que cela vous surprend ?

Avez-vous eu un IRM alors que votre situation ne correspondait pas aux critères cités dans cet article ?

​N'hésitez pas à partager votre histoire dans les commentaires !

Tee-shirt Percko pour le mal de dos : est-ce vraiment efficace ?

​De nombreuses personnes ont développé des produits pour tenter de résoudre l’énigme que représente le mal de dos (qu’il s’agisse des lombalgies ou des cervicalgies). Chacune de ces innovations reflète une vision particulière de ce problème : leur mode d’action met en évidence ce que le développeur considère comme étant la « cause » de la douleur.

​C’est ainsi que d’innombrables produits ont vu le jour : de l’appareil de traction à la ceinture lombale, en passant par les semelles d’acupression.  Bien entendu, certains peuvent vous soulager. Force est de constater cependant que le produit miracle n’a pas encore été trouvé.

​Compte-tenu de l’idée reçue selon laquelle il faut se tenir droit pour ne pas avoir mal, certaines entreprises se sont tout naturellement tournées vers cette voie. Des exemples récents en sont Upright (un petit boitier collé au dos) et Percko (un tee-shirt seconde peau). Ce dernier ayant été plutôt bien médiatisé en France, j’ai choisi de l’étudier dans le reste de l’article.

Que peut-on attendre de ces accessoires ?

Y a-t-il des preuves d’efficacité ?

​Ma démarche pour cet article

​L’objectif est d’analyser un accessoire correcteur de posture, le tee-shirt Percko, et de le confronter aux données actuelles de la science. Je ne possède aucun conflit d’intérêt envers cette entreprise et je n’ai aucun intérêt à critiquer négativement leurs produits. Le seul but est d’éclairer vos choix et d’améliorer votre compréhension du corps humain.

J’ai échangé avec l’équipe de Percko par mail et par téléphone avant d’écrire cet article, pour mieux comprendre leur raisonnement.

​Présentation du tee-shirt

​La page de présentation du produit remplit sa fonction mieux que je ne saurais le faire. Cet article n’a pas non plus pour vocation de détailler précisément les caractéristiques techniques du produit.

​Pour résumer, il s’agit d’un tee-shirt très fin, qui se porte sous les vêtements sans occasionner de gêne. Il est équipé de « tenseurs », qui sont en quelque sorte des élastiques intégrés dans la structure du tissu.

Lorsque le porteur du tee-shirt adopte une posture avachie ou penchée en avant, il ressent la tension de ces structures élastiques, et ces dernières l’aident à se redresser.  Cela permet de « prendre conscience de votre mauvaise posture ».  

Ces stimulations quotidiennes sont censées améliorer votre posture au long terme et diminuer votre douleur.

​Il est destiné à toutes les personnes souffrant de lombalgies, sauf celles atteintes de pathologies rhumatismales inflammatoires.  Il ne se substitue pas à une prise en charge thérapeutique, mais agit en complément.

​Parmi les conseils délivrés avec le produit, Percko suggère de ne pas porter le tee-shirt tous les jours.  Je trouve qu’il s’agit d’une bonne idée pour éviter de développer une dépendance au produit.

​L’étude réalisée par l’entreprise pour tester son produit est abondamment citée pour affirmer une « efficacité » de son produit. Or cette étude, comme nous allons le voir, ne permet en aucun cas de tenir un tel discours

​Explication du mode d'action par Percko

​Pour l’instant, laissez moi détailler objectivement le raisonnement des créateurs, sans critique de ma part. Percko a réalisé une étude (disponible ici) en collaboration avec une école d’ostéopathie, dans laquelle ils décrivent leur raisonnement.

​Le produit repose entièrement sur l’idée qu’une « mauvaise posture » (comprendre : une position penchée en avant)  est responsable de la plupart des maux de dos.

​Explication par Percko

Raisonnement simplifié : « Les lombalgiques ont une moins bonne posture, ce qui créé une hyper-activité musculaire à l’origine de leurs douleurs. Il faut donc corriger leur posture pour diminuer leur douleur ».

Conclusion simplifiée : « Le tee-shirt arrive à améliorer la posture, donc il est efficace sur la douleur ».

​​À propos de l'étude réalisée

Le positif : On peut saluer la démarche des créateurs qui ont cherché à tester leur produit. Il est déjà difficile de réaliser une étude de qualité en étant professionnel de santé chercheur, alors en étant commercial…

Le négatif : L’étude est très mauvaise, remplie d’incohérences, d’aberrations et démontrant un raisonnement douteux. Comme je l’ai dit plus haut, on ne pouvait pas s’attendre à un essai clinique phénoménal. Cependant les nombreuses failles du raisonnement n’ont pas de lien avec un manque de moyens.

​Ce qui m’embête le plus est que Percko cite cette étude pour affirmer l’efficacité de son produit, alors qu’elle ne permet pas du tout d’arriver à cette conclusion. La variable évaluée dans cette étude est la posture. Percko tire des conclusions sur la douleur. Il y a quelque chose qui coince !  C’est donc l’exploitation de l’étude plus que l’étude elle-même que je critique (on ne tire pas sur l’ambulance, comme on dit…).

​Pour une critique plus axée sur la méthodologie de recherche par un ostéopathe, voir cet article.

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​À propos du raisonnement

Est-ce qu’une « mauvaise posture » génère forcément de la douleur ? Non, comme nous l’avons vu dans le précédent article. Pas besoin d’y revenir ici. La statistique diffusée par Percko dans leurs publicités (80% des maux de dos dus à une mauvaise posture) est absolument ​INFONDÉE.

Est-ce qu’une « mauvaise posture » entraine forcément une hyperactivité musculaire ? Non, vous pouvez être habitués à une posture atypique et réussir à vous détendre dans celle-ci. Par ailleurs, certaines postures jugées mauvaises sont en réalité des solutions très économiques en énergie musculaire (telles que la position des cueilleurs de riz, vue dans l’article précédent).

Est-ce qu’une hyperactivité musculaire est forcément douloureuse ? Non, vous pouvez avoir (et vous avez probablement en ce moment) des muscles dits « tendus », ou « contracturés » sans même le sentir. Néanmoins, ce point est encore sujet à débat, car nous ne comprenons pas encore tout à fait le rôle des fameux trigger points dans le mal de dos. Affaire à suivre !

En définitive, il est possible que certaines postures soient retrouvées chez les personnes qui ont mal, mais nous ne pouvons pas dire que l’un est CAUSÉ par l’autre !

​Les anglo-saxons disent « correlation does not imply causation » (Corrélation ne veut pas dire causalité). Sachez par exemple que le taux de divorce dans le Maine aux États-Unis est corrélé à la consommation par habitant de margarine. Peut-on en tirer quelque chose ? Non.

​Explication alternative

Pourquoi ne pas reprendre le raisonnement de Percko à l’envers ?

La douleur tend à s'accompagner d'une hyperactivité musculaire pour protéger la zone concernée. Cette augmentation de l’activité musculaire peut tout à fait altérer la posture, augmenter la raideur du tronc et empêcher d’adopter certaines positions. Ce qui donne :

Explication alternative plus plausible

Ce second schéma n’est pas une vérité absolue, mais il est bien plus vraisemblable au vu des connaissances actuelles.

​Conclusion sur les promesses faites par Percko

Soyons bien clairs : je ne dis pas que le tee-shirt Percko est inutile ou qu’il n’est pas efficace. Je n’ai pas les moyens de faire une telle affirmation. Cependant, j’apporte plusieurs arguments qui viennent tempérer les promesses faites par l’entreprise.

Le but n’est pas de dire « Cela ne marche pas« , mais plutôt « Ce n’est pas aussi simple que cela » et « Il y a sûrement mieux à proposer« .

​De la même manière, je ne vous conseille à aucun moment d’acheter ou de ne pas acheter ce produit. Comme toujours, le but est de vous informer pour que vous puissiez prendre une décision éclairée.

​Je pense qu’il faut absolument changer les discours à propos de la posture. Stigmatiser certaines postures comme étant « mauvaises » et inciter les gens à tendre vers la sacro-sainte rectitude est contre-productif. Cela renforce les croyances négatives et génère un effet nocebo.

​Pour rappel, cela signifie que pour une même posture, vous aurez plus mal si vous pensez que cette posture est mauvaise pour vous.  À une époque où de nombreuses personnes n’ont pas d’autre choix que d’être assis pour travailler, diffuser ce genre de message contribue réellement à la progression des pathologies liées au travail !

​Il existe bien d'autres moyens pour mieux supporter une position assise prolongée.

​En quoi le tee-shirt Percko peut-il quand même être utile ?

​Il ne serait toutefois pas honnête de conclure cet article en dépeignant ce tee-shirt comme le mal absolu. Il existe un point sur lequel je peux rejoindre les concepteurs de ce produit.

​Le rappel élastique peut faciliter une prise de conscience de plusieurs positions, notamment « avachie » et « redressée ». Mieux ressentir la partie du dos endolorie et savoir différencier plusieurs postures légèrement différentes a un effet positif prouvé sur la douleur chronique.

De nombreuses personnes traversent leur existence sans jamais se soucier de ce que leur corps leur communique. La sensibilité de leur dos passe complètement à la trappe, et la seule sensation qui leur provient de cette région est la douleur. On fait difficilement mieux en termes d’association négative.

​Ensuite, le fait de porter un tee-shirt « correcteur de posture » peut selon moi apporter une sensation de sécurité. Il est donc logique que cela influence le cerveau lorsqu’il décide ou non de créer de la douleur (rappelez-vous, le cerveau génère de la douleur lorsqu’il considère qu’une partie du corps est en danger). Qu’est-ce qui contribue à ces « messages de sécurité » ?

  • Le fait d’avoir une « seconde peau » protectrice
  • Le message de vente de l’entreprise, les promesses et les témoignages positifs de clients
  • Le prix payé
  • La sensation de se sentir plus droit
  • Les sensations tactiles liée au port du tee-shirt
  • ​Mon avis personnel

    ​En définitive, je pense que la balance avantages/inconvénients penche beaucoup trop du côté négatif pour que je puisse conseiller ce produit.

    Avez-vous déjà essayé un produit similaire ?

    N’hésitez pas à réagir et à partager ! À bientôt