Les thérapies alternatives sont fréquemment conseillées pour le mal de dos. L'offre est gigantesque, et vous recevez des publicités à propos de thérapies toujours plus séduisantes et exotiques.

Les médicaments, en première ligne, ne se révèlent pas à la hauteur. Les effets secondaires des antalgiques opiacés (la morphine et ses cousines) sont clairement documentés et circulent dans les groupes de patients, en guise d'avertissement. C'est une très bonne chose !

Une pensée me trotte dans la tête depuis maintenant quelques années. Les thérapies alternatives sont souvent décrites comme sans risque. C'est d'ailleurs l'un des arguments qui reviennent le plus : "c'est naturel/ cela ne peut pas faire de mal / il n'y a pas d'effet secondaire". Est-ce seulement vrai ?

Quels peuvent être les effets secondaires des thérapies alternatives sur la lombalgie chronique ?

ATTENTION

  • Je ne dis pas que ces thérapies n'ont pas d'aspects positifs, mais elles sont souvent présentées comme inoffensives, ce qui n'est pas la réalité. Ceci n'est PAS une attaque ou un jugement de valeur envers les personnes qui pratiquent les thérapies alternatives.
  • Les anecdotes et les témoignages de "réussites" des thérapies alternatives n'entrent pas en contradiction avec le propos de cet article.
  • Je ne nie pas les effets négatifs des médicaments ! Le fait que je fasse une critique de ces thérapies ne signifie en aucun cas que je défend les laboratoires pharmaceutiques, restons sérieux.
  • Je ne mets pas toutes les thérapies alternatives dans le même panier. Néanmoins, on retrouve beaucoup de points communs entre elles et ce sont des points communs que j'essaie de mettre en évidence ici.
  • Je m'attends à des remous avec ce genre d'article. C'est très souvent le cas dès qu'on critique les thérapies alternatives. Cela ne me pose pas de problème. Vous avez le droit de ne pas être d'accord.

1) Une avalanche de messages mixtes

Chaque thérapeute alternatif vient apporter sa façon d'expliquer vos douleurs.

Pour l'un, ce sera un mauvais alignement de la colonne vertébrale. Pour l'autre, vos énergies sont mal distribuées dans votre corps. Pour un autre encore, c'est toute votre posture qui crée votre problème. 

Vous vous retrouvez rapidement avec plusieurs versions des faits, souvent différentes, parfois diamétralement opposées.

La première conséquence de tout cela est de se sentir perdu. À quoi est due ma douleur ? Qui a raison ? Qui consulter parmi tous ces thérapeutes persuadés d'agir sur LA cause de mon problème ?

Une deuxième conséquence néfaste apparaît lorsque les thérapies empiètent les unes sur les autres, notamment sur la prise en charge médicale jugée "traditionnelle". Par exemple :

  • le thérapeute manuel ou énergétique qui vous demande de ne pas bouger pendant X jours pour ne pas "déséquilibrer" votre corps, et donc d'éviter les séances de kinésithérapie
  • le naturopathe qui vous convainc d'arrêter certains médicaments pendant sa cure "naturelle" (jusqu'à des conséquences dramatiques).
  • le thérapeute qui vous déconseille de reprendre votre activité préférée car elle serait "dangereuse" pour votre dos "mal aligné".

Ces interactions, je les vois très régulièrement au cabinet. J'appelle cela des messages mixtes : une personne vous dit d'aller dans un sens, et l'autre dans la direction opposée. Leurs conséquences sont parfois longues à rattraper.

La Haute Autorité de Santé mentionne même le " caractère délétère des discours discordants" dans ses recommandations de 2019.

2) Un soulagement incomplet et de courte durée

La phrase qui va suivre risque de piquer les yeux.

Les thérapies alternatives, par définition, n'ont pas fait la preuve de leur efficacité.

Voilà, c'est dit. Cette section mériterait un développement bien trop long et fastidieux pour rentrer dans un seul article. 

Je vous conseille les ressources du CORTECS, le site de l'association NoFakeMed  et pourquoi pas cette conférence de Florent Martin sur l'évaluation des thérapies alternatives.

Les études qui retrouvent un bénéfice concernent les mesures les plus subjectives, comme la douleur, la nausée, ou le bien-être.

Les bénéfices semblent très largement imputables aux effets contextuels, à l'évolution naturelle des troubles (voir la durée naturelle d'un lumbago par exemple), mais pas aux mécanismes annoncés par les thérapies en question.

Les thérapies alternatives peuvent donc apporter du bien-être temporaire, ce qui est loin d'être inutile, mais également loin d'être aussi efficace que promis.

Dans le cas des thérapies manuelles, les manipulations vertébrales apportent un véritable effet calmant au niveau du système nerveux [réf] mais éphémère. 

3) Des représentations erronées sur le mal de dos

Cela ne concerne pas toutes les thérapies alternatives, et c'est également un problème dans des thérapies "conventionnelles".

Certaines thérapies, méthodes, ou encore techniques, véhiculent l'idée que le dos est fragile et doit être davantage protégé.

Dans les thérapies manuelles alternatives (notamment ostéopathie, chiropractie et étiopathie), l'explication est principalement mécanique.

La douleur viendrait d'un défaut mécanique (blocage, décalage du bassin, mauvais alignement, et bien d'autres) que le thérapeute vient corriger. 

Ces théories ne sont pas appuyées par des études scientifiques, qui tendent au contraire à montrer que les soi-disant défauts mécaniques déterminent peu la douleur.

En revanche, la croyance en une fragilité ou une instabilité du dos peut rendre plus difficile la récupération. Pour les spécialistes, voilà un article très intéressant sur le sujet.

4) Une perte de motivation bien embêtante

Beaucoup de personnes atteintes de douleurs persistantes cherchent une solution parmi les thérapies alternatives. 

L'offre est pléthorique, les explications sont séduisantes et exotiques, et puis .. "Autant essayer, n'est-ce pas ?". On peut même avoir pour projet d'essayer beaucoup de thérapies différentes, pour maximiser ses chances.

L'idée est plaisante, mais elle n'est pas sans risque. Multiplier des thérapies qui n'ont que peu de chances de fonctionner multiplie surtout vos échecs. 

Un effet pervers bien connu s'invite alors dans la partie : l'impuissance acquise.

Au fil des échecs à une tâche donnée (se débarrasser du mal de dos), on finit par "apprendre" qu'il n'y a rien à faire et ce n'est même plus la peine d'essayer. 

L'impuissance acquise, c'est le sentiment que l'on ne peut pas changer sa situation, que l'on est impuissant et qu'il n'y a plus rien à faire.

C'est une notion très documentée en psychologie. Christophe André nous en parle dans cette vidéo :

Vous êtes peut-être concerné(e) si vous vous reconnaissez dans les phrases suivantes :

  • " Pas la peine d'essayer la thérapie Y, j'ai déjà donné et nada"
  • " J'ai tout essayé et rien ne marche. Cela ne partira jamais. "

L'impuissance acquise est une tannée car cela peut diminuer vos chances de réussite lorsque vous passez à une approche plus efficace. 

Elle participe à ce qu'on appelle une perte de chance (une notion juridique). En favorisant l'accès à des thérapies non efficaces, on prive les personnes concernées de la meilleure prise en charge possible.

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5) Un abonnement longue durée à votre thérapeute

Certains thérapeutes alternatifs (pas tous) tendent à "fidéliser" leur clientèle en instaurant un rythme plus ou moins régulier dans les consultations. 

Cette tendance découle du fait que le thérapeute est celui qui effectue le geste thérapeutique. Lui seul est en mesure de "corriger", de "rééquilibrer" ou encore "d'ajuster" le défaut qu'il vous a diagnostiqué.

Cela peut devenir un souci lorsque le traitement s'éternise et que vous êtes contraint de retourner consulter encore et encore.

Il se crée parfois une relation de dépendance au thérapeute, ce qui vous prive de votre potentiel d'auto-prise en charge. 

6) Un allègement significatif de votre porte-monnaie

Les thérapies alternatives représentent des dépenses non négligeables, normalement non prises en charge par la sécurité sociale, parfois par les mutuelles.

La plupart des consultations de thérapies alternatives représentent au bas mot 50 euros par visite. Ce n'est pas une dépense anodine, et cela peut carrément devenir une part significative de votre budget lorsqu'il "faut" retourner voir le thérapeute (voir le point précédent).

Chacun gère ses finances comme il l'entend. Le risque est simplement que cet argent ne soit pas investi dans d'autres choses ayant plus de valeur au long terme, telles que votre style de vie, votre vie sociale et affective ou vos activités préférées.

Mon avis personnel : comment faudrait-il utiliser les thérapies alternatives ?

Les thérapies alternatives sont séduisantes car elles nous font rêver. Elles sont associées à beaucoup de bien-être : les techniques utilisées sont souvent agréables et/ou impressionnantes, l'ambiance est apaisante, le professionnel est aux petits soins, etc.

Mon avis personnel est qu'il n'y a pas de problème à y faire appel, à plusieurs conditions. Je souhaite les réunir dans le tableau de conclusion ci-dessous pour éviter les redites.

Conseils pour choisir une thérapie alternative

  • Privilégier le bien-être et la détente liés à la technique, à l'ambiance, etc.
  • Choisir une thérapie qui ne va pas à l'encontre de votre prise en charge conventionnelle
  • Adapter le prix à votre budget
  • Privilégier les thérapies qui tendent à vous donner des outils réutilisables par vous-même au quotidien

Pièges à éviter

  • Thérapie qui prétend régler votre lombalgie chronique grâce à l'action experte du thérapeute sur vous
  • Thérapie qui véhicule une vision du dos comme une structure fragile et instable qui aurait besoin d'être manipulée et ajustée
  • Consultations onéreuses et/ou qui doivent être répétées régulièrement sans apporter de solution à vos soucis
  • Impuissance acquise à cause de la multiplication des thérapies non efficaces.

15 commentaires

Gauthier remy · 6 avril 2023 à 7:20 am

Bonjour, je viens de tomber sur votre site que j’ai trouve très intéressant. Votre représentation et votre compréhension du mal de dos semble très proche de celle développée par le professeur John Sarno…..sa découverte a été pour moi et des milliers d’autres personnes un soulagement immense. Je me permet juste de le mentionner parce que, bien que je n’ai pas lu un extenso votre site, je ne l’ai pas trouvé mentionné dans les sources …. Ce serait étonnant que vous ne le connaissiez pas mais pas impossible …en tout cas son approche pourrait être un réel espoir pour beaucoup de monde fréquentant votre site, voilà pourquoi je me permet de le mentionner ici. Merci beaucoup à vous pour ce site et bon courage à toutes les personnes en souffrance.

    Eric Bouthier · 1 mai 2023 à 10:25 pm

    Bonjour Gauthier !
    C’est un sujet intéressant, que je n’ai développé que dans un cours vidéo, jamais dans un article. C’est le moment d’en glisser un mot 🙂
    John Sarno a été l’un des premiers à dire que des facteurs cognitifs et émotionnels pouvaient être des causes de douleur, et à donner moins d’importance aux supposées lésions et blessures physiques. Sur ce point, c’est une excellente contribution aux prises en charge de la douleur !

    À vrai dire on pourrait penser que son approche est très proche de la compréhension actuelle de la douleur. Il existe néanmoins de grosses distinctions, qui seraient assez longues à décrire ici. Quelques points rapides :
    1) Le modèle du Syndrome de Tension Musculaire est séduisant mais beaucoup trop simpliste et incohérent avec les connaissances actuelles (la tension musculaire peut être un facteur contributif à la douleur, mais il est souvent le reflet de la protection mise en place par le cerveau, donc quelque chose au même statut que la douleur plutôt qu’une cause de celle ci).

    2) Globalement la théorie de John Sarno reste très simpliste par rapport à la complexité des liens entre facteurs mécaniques, neurophysiologiques, cognitifs, comportementaux, sociaux, contextuels… Globalement sa proposition était intéressante à l’époque car elle tenait enfin compte des émotions, mais il semble que la réalité soit plus complexe que cela. Sans que nous ne la comprenions parfaitement à l’heure actuelle, bien sûr.

    3) Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas utiliser son approche. Il y a des choses très utiles dedans (ce sont simplement les explications qui pourraient être à nuancer), et c’est super si cela vous a aidé.

doriane · 30 mai 2022 à 9:43 pm

Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
Par contre vous citez dans les ressources le site charlatans.info dont la consultation m’a laissée pour le moins perplexe. Est ce que le domaine a été récupéré par quelqu’un d’autre? je vous laisse y retourner pour vous faire une idée…

    Eric Bouthier · 4 juin 2022 à 12:43 am

    Bonjour et merci pour votre commentaire ! Effectivement je n’avais pas consulté le site depuis un certain temps et le nom de domaine a visiblement été récupéré.. Je retire le site de l’article. Merci pour votre vigilance !

Raison · 9 janvier 2022 à 10:56 am

J’ai 2 exemples de réussîtes en chiropraxies, toutes deux faites par des études à Losangelès

    Eric Bouthier · 9 janvier 2022 à 7:03 pm

    Bonjour,
    Il existe bien entendu des personnes satisfaites après une consultation chez ce type de thérapeute. Mon propos (sur l’ensemble du blog) n’est pas de dire que jamais personne n’a été soulagé par la chiropraxie, l’ostéopathie, ou tout autre thérapie alternative, mais plutôt que :
    – Le soulagement induit par certaines approches et certaines techniques risque fortement d’être présent au court terme uniquement, d’après les connaissances scientifiques actuelles.
    – Le discours qui accompagne ces techniques peut être un puissant catalyseur d’anxiété, de sentiment d’incapacité, de peur et en définitive de chronicisation des problèmes.
    – Lorsque les techniques utilisées sont passives (c’est le thérapeute qui fait quelque chose sur vous), on pourrait craindre une certaine dépendance à ces dernières (vous n’êtes soulagé(e) que par telle ou telle technique, que seul tel thérapeute peut vous faire, vous ne pouvez pas gérer seul(e) la situation).
    – Les précédents points induisent la « perte de chance » décrite dans cet article, en interférant avec les meilleures prises en charge dont nous disposons à ce jour.

    Dans tous les cas, je souhaite à chacun les meilleurs résultats possibles (quelques soient les choix effectués), car je sais que chacun fait ce qu’il peut pour se sortir d’une situation difficile.

      Lydia · 5 janvier 2024 à 11:45 pm

      Bonjour,
      J’aime le contenu que vous faites sur comprendre son dos. Je suis ostéopathe mais j’aime remettre les choses en question, que ce soit ma profession ou votre avis.
      Je ne comprends pas bien votre opinion. Vous critiquez le fait qu’il s’agisse de techniques passives (meme si toutes les techniques ne sont ps passives) rendant le patient dependant. Si le patient etait totalement independant et au fait sur comment soulager nos douleurs lui meme, il n’irait consulter personne. Il n’y a pas de mal à cela. De meme, les medicaments sont un traitement passif et pourtant leurs efficacités ont été démontrés. le caractere passif n’est pas un argument pour moi.
      Dans votre page sur comprendre son dos, vous partiez du principe que lorsque les données scientifiques sont manquantes, on ne peut pas conclure à une conclusion fiable. Il devrait en etre de meme pour votre avis sur les therapies alternatives, ce qui n’est pas le cas. Les therapies alternatives meritent plus d’interet scentifique et plus de recherches pour aboutir à une conclusion fiable (meme s’il existe deja pas mal d’études sur le sujet).
      Cordialement
      Mélissa

        Eric Bouthier · 6 janvier 2024 à 12:20 am

        Bonjour Mélissa, merci pour votre commentaire !
        Il y a plusieurs points importants et intéressants dans vos propos.

        Par rapport à la passivité, ce n’est pas tellement le propos de cet article, mais je viens de voir que vous répondiez à un de mes commentaires. Pourriez-vous par ailleurs me donner des exemples de techniques non passives au sein des thérapies alternatives ?
        Je tiens à préciser que j’ai utilisé le conditionnel dans mon propos : il n’y a pas à ma connaissance d’étude qui met en évidence ce risque de dépendance. C’est plus une crainte personnelle, basée sur de multiples expériences avec des patients.
        J’ai l’impression qu’il y a un faux dilemme dans votre réponse : soit le patient est totalement indépendant et ne consulte personne, soit il a besoin des techniques passives ? Le patient consulte à un instant t pour une plainte, et ensuite il peut suivre beaucoup de trajectoires différentes. S’il est en mesure d’apprendre à gérer en autonomie son problème (quand c’est pertinent), sa trajectoire pourrait être bien différente de celui qui a été persuadé que son problème nécessite une consultation de correction tous les 3 mois. Les médicaments ont une efficacité très contestable dans le cadre de la douleur chronique, donc hélas cela ne peut pas être utilisé comme contre-exemple.

        L’autre point de votre réponse est aussi un sujet essentiel et il y a deux points que je voudrais souligner d’office. Le premier, comme vous le précisez à la fin, c’est qu’il existe déjà beaucoup d’études sur le sujet, et comme vous le savez certainement leurs résultats ne mettent pas en valeur ces thérapies… Donc il n’y a pas une absence de données, mais bel et bien plusieurs thérapies dont on a déjà retrouvé l’inefficacité et des modèles théoriques que l’on sait faux. Des équipes de recherches comme celle de Grégory Ninot s’attellent à l’évaluation scientifique de ces interventions alors appelées Interventions Non Médicamenteuses. Si jamais vous ne connaissiez pas, je vous conseille d’aller y jeter un oeil 🙂

        Ensuite, une absence de preuve d’efficacité n’est effectivement pas une preuve d’absence d’efficacité. Mais comment fait-on alors pour hiérarchiser ce qui a le plus de chances d’aider nos patients, entre la nouvelle méthode d’exercices non encore étudiée, les manipulations viscérales, le chamanisme et l’imposition des mains à Lourdes ? Il faut bien utiliser le reste des connaissances actuelles pour essayer de voir ce qui a le plus de chances d’apporter un bénéfice au delà des effets contextuels. Ce n’est pas parce qu’une thérapie n’a pas été évaluée que l’on ne peut rien en dire.

        Cordialement
        Eric

Hervé · 31 août 2021 à 9:09 am

Bonjour je suis kine formé à l’ULB et osteopathe du COS de Nantes
Je découvre votre site plutôt très intéressant, carré et renseigné
Cela dit quand vous dites: « Dans le cas des thérapies manuelles, les manipulations vertébrales apportent un effet neurophysiologique réel [réf] (qui calme votre système nerveux) mais éphémère. »
Le « Éphémère « n’est pas forcément vrai ou prouvé d’après ma petite expérience de 15 ans d’activité
Et ce qui me gêne c’est que dès que la technique ou thérapie n’est pas prouvée scientifiquement vous y portez peu d’intérêt ( acupuncture Hydrotomie ect ) alors la que reproductibilité et la clinique pour moi est plus concret et digne d’intérêt que les multitudes études scientifiques
Voilà ma pensée du jour suite à la lecture de votre très intéressant site
Cordialement
Hervé

    Eric Bouthier · 31 août 2021 à 10:56 pm

    Bonjour Hervé,
    Merci pour votre commentaire et votre apport !
    Je suis conscient que l’expérience professionnelle puisse parfois sembler entrer en contradiction avec l’état des connaissances scientifiques. Il me semble alors important de se poser certaines questions en tant que professionnel de santé. Quels facteurs peuvent faire paraître une technique plus efficace qu’elle ne l’est réellement (efficacité globale VS efficacité spécifique) ? Quels biais dans notre perception ou notre raisonnement peuvent influencer notre évaluation de cette technique ? Il me semble que ces questions permettent de faire le pont entre l’expérience clinique de certains praticiens, et ce que nous disent les études avec une régularité et une constance assez remarquables.

    Cordialement
    Eric

Prudhomme · 26 juillet 2021 à 6:35 pm

Bonjour,
ayant reçu le résultat de mon IRM, grâce à votre article j’ai au moins compris un peu ce que pointait les mots technique qu’ils emploient.
coutumier du mal de dos depuis des années et malgré une reprise en main de ce que bien des gens appelle surpoids et qui sont souvent digne d’être appelé obésité, j’ai quand même rechuté et ai subi une crise qui a un peu duré.
Devant un système généraliste à la dérive en France et ne pouvant accéder à mon généraliste dans des temps normaux, avec un 15 n’ayant que les urgences comme solution, j’ai fini par me résoudre à aller voir une osthéo pas tout à fait au hasard et proche de vos critères de choix.
Elle m’a expliqué qu’elle allait déjà essayer de soulager sans être intrusive car je n’avais pas encore ni consulté, ni les résultats de l’ IRM qui m’a été prescrit par la suite.
Bilan, elle a bien ce que j’appelle, décoincé tout ce que ma pathologie semblait avoir excité.
Douleur grandement apaisée, mon corps a pu faire par lui-même, la suite.
Lorsque j’ai enfin pu accéder à mon généraliste, 10 jours plus tard, j’allais mieux et elle m’a cependant prescrit cet IRM.
Je suis donc un patient Modic 1 le reste quasiment RAS.
Je confirme donc que cette solution alternative a été des plus utile sans avoir la prétention de résoudre le problème de fond comme vous le signalez, de votre côté, qui est donc in résoluble à ce jour dans l’état actuel des connaissances du corps médical autorisé.
Pour finir, je trouve fondamental et intelligent d’avoir pour ambition de faire du généraliste le pivot autour du patient.
Encore faudrait-il qu’ils soient aujourd’hui accessibles rapidement et tout le temps car la maladie n’a ni congé, ni weekend, ni vacances elle…
Qu’il soit capable et formé pour pouvoir coordonner toutes ces disciplines qui vivent chacune dans leur coin, un peu comme les équipes pluridisciplinaire qui se mettent en place autour de pathologie comme le cancer par exemple, assurant au patient d’éviter le risque d’une erreur d’un professionnel isolé et sans avis ni réels échanges complémentaires ( mon père en son époque a déjà failli en mourir).
Et que comme ces médecines dites alternatives pour notre système agréé prouvent jour après jour leur capacité à apporter ce qu’elle ont et non ps tout remplacer, comme un chirurgien apporte sa petite partie par exemple, qu’elles soient désormais prises en compte, intégrées et réellement auditées par le système en place afin de mieux les gérer et garantir à nous les patients d’éviter toutes les dérives, que vous avez parfaitement mises en lumière et qui peuvent exister et perdurer lorsqu’elles restent hors circuit officiel.
Bien respectueusement vôtre
P Pudhomme

    Eric Bouthier · 26 juillet 2021 à 7:01 pm

    Merci pour votre témoignage !
    La prise en charge coordonnée de la douleur manque encore cruellement en France, comme vous le dites, bien que des personnes travaillent pour l’améliorer. Cela passera sans doute par de la formation complémentaire des professionnels de santé, des mises à jour de certaines recommandations, une évolution des options thérapeutiques proposées, et bien d’autres.

    Il arrive que des consultations chez des thérapeutes alternatifs aident grandement une personne, et je suis ravi que vous ayez été grandement soulagé. Être coincé dans une situation de fortes douleurs, sans perspective, n’est clairement pas une bonne situation.
    Comme vous l’avez précisé, mon article mentionne surtout les dérives possibles (et existantes) de plusieurs thérapies alternatives. La sensibilisation de ces thérapeutes à la douleur chronique est dans tous les cas nécessaire, que l’on soit pour ou contre, car ils pratiquent bel et bien et nous devons toujours aller dans la même direction.

    Je vous souhaite le meilleur pour la suite !

Jack · 29 septembre 2020 à 9:52 am

Merci n’en sais pas beaucoup plus. Cruralgie froid ou chaud.On fait comme on le sent ,il semblerai….

jo · 19 août 2020 à 9:39 am

Merci Eric pour ces articles très intéressants !

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