Une douleur dans la jambe vous gâche la vie, et le diagnostic du médecin tombe : c'est une sciatique (ou une cruralgie). Chaque personne a des sensations différentes : douleur derrière la cuisse pour certains, douleur dans le mollet voire dans le pied pour d'autres, etc. 

La sciatique et la cruralgie font peur car elles sont associées à des explications plutôt angoissantes, en plus de la souffrance terrible qu'elles peuvent entrainer. Afin de gérer la situation et de guérir dès que possible, vous avez besoin des meilleures informations disponibles en 2021.

Cet article répond à la plupart des questions que vous vous posez. Si ce n'est pas le cas, je vous invite à écrire un commentaire tout en bas de l'article. Je vous répondrai avec plaisir. Excellente lecture à vous !

(article mis à jour en 2021)

Comprendre la sciatique et la cruralgie

Qu'est-ce que la sciatique ?

Notre langage commun contient une grosse approximation. "Sciatique" est le nom d'un nerf, pas d'une douleur !

Ce que l'on désigne habituellement par sciatique est une douleur provoquée par une sensibilisation du nerf sciatique. Ce nerf est issu des racines nerveuses L4, L5, S1 et S2.

Le terme correct est sciatalgie.  Elle peut suivre différents trajets qui ont en commun de descendre plutôt derrière la fesse et le long de la jambe, parfois jusqu'au pied. 

Qu'est-ce qu'une sciatique tronquée ?

On parle de sciatique tronquée lorsque la douleur n'est ressentie que sur une partie du trajet "classique". Par exemple, vous avez uniquement mal au mollet et au pied, sans avoir mal derrière la cuisse et la fesse.

À quoi est due une sciatique tronquée ? Ce phénomène reste mal défini. Une douleur localisée sur une portion du trajet classique pourrait refléter la sensibilisation d'une seule partie du nerf (et pas de la totalité de celui-ci). D'autres mécanismes peuvent mimer une sciatique tronquée. Il convient donc de s'assurer que c'en est bien une !

Qu'est-ce qu'une radiculopathie ?

Ne confondez surtout pas la sciatalgie et la cruralgie avec la radiculopathie !

Lorsqu'un nerf est comprimé, il transmet moins bien les informations. La conséquence ? Vous commencez par perdre la sensibilité au toucher dans la zone desservie par le nerf concerné, puis les muscles concernés perdent de la force. C'est ça, une radiculopathie.

Les professionnels de santé évaluent une radiculopathie de deux façons. La première est un examen neurologique précis : sensibilité, force et réflexes. La deuxième est le fameux EMG : ElectroMyoGramme.

La radiculopathie est différente de la sciatalgie, même si les deux peuvent coexister !

Quelle est la différence entre une sciatalgie L4, L5 et S1 ?

Trajet de la douleur et/ou de la perte de sensibilité

L4 : Côté extérieur de la cuisse, genou puis côté intérieur du mollet.

L5 : Fesse, côté extérieur-arrière de la cuisse, côté extérieur du mollet et le dessus du pied avec le gros orteil

S1 : Fesse, derrière la cuisse et le mollet, talon et sous le pied vers les orteils

Voulez-vous savoir une chose qui n'est pas expliquée dans beaucoup d'articles ? En réalité, ces trajets ne sont pas aussi précis que l'on aimerait le croire ! Le trajet de vos symptômes peut tout à fait être différent.

Muscles de la jambe potentiellement touchés

L4 : Les releveurs du pied, qui sont les muscles qui permettent de ramener la pointe du pied vers soi

L5 : Les extenseurs des orteils, qui sont ceux qui relèvent les orteils

S1 : Le triceps sural, c'est-à-dire le muscle de votre mollet, qui vous permet entre autres de monter sur la pointe des pieds

Les test habituels réalisés par les professionnels de santé évaluent leur force, en la comparant avec le côté opposé.

Qu'est-ce que la cruralgie ?

La cruralgie est une douleur provoquée par une sensibilisation du nerf fémoral (anciennement appelé nerf crural, d'où le nom). Le nerf fémoral naît des racines nerveuses L2, L3 et L4.

Cette fois-ci, le trajet de la douleur se dirige en avant de la hanche pour descendre le long de la face avant de la cuisse. Parfois, elle se dirige légèrement vers l'intérieur de la cuisse. La douleur ne descend pas plus bas que le genou dans la grande majorité des cas (voir illustration précédente).

Comment savoir si on a une sciatique ou une cruralgie ?

Le corps humain est infiniment complexe ! Dès lors, vous pouvez ressentir une douleur dans une partie donnée de votre corps pour différentes raisons. Prenons un exemple.

Une douleur derrière la cuisse peut avoir différentes causes possibles : une sensibilisation du nerf sciatique, une lésion des muscles ischio-jambiers, un trouble vasculaire, un canal lombaire étroit, un hématome, etc. Il est parfois difficile de comprendre exactement ce qui participe à la douleur, même pour un professionnel !

Un indice qui peut vous mettre sur la piste de la sciatique ou de la cruralgie est le type de douleur que vous percevez. Ressentez-vous un ou plusieurs symptômes parmi les suivants : brûlure, froid douloureux, décharges électriques, fourmillements, picotements, engourdissements ou démangeaisons ? Si oui, il s'agit d'une information utile à communiquer avec vos professionnels de santé.

Quelles sont les causes de la sciatique/cruralgie ?

La plupart des articles expliquent qu'il s'agit d'une compression nerveuse par une hernie discale au niveau de la colonne vertébrale. Si c'était aussi simple, on ne se prendrait pas tant la tête ! Il est important de lire cette section jusqu'au bout.

Quelles sont les causes mécaniques de sensibilisation de ces nerfs au niveau du dos ?

La compression d'une racine nerveuse par une hernie discale peut participer à la douleur lorsqu'il y a de l'inflammation au niveau du nerf (sinon la compression peut être indolore). L'inflammation seule peut d'ailleurs être suffisante pour rendre le nerf plus sensible.

Cette fameuse inflammation peut se produire lors de la formation de la hernie discale. Elle peut aussi survenir lors de plus petits changements au niveau du disque intervertébral. Finalement, votre dos évolue au fil du temps, et c'est normal. Les autres articulations font la même chose !

D'autres phénomènes peuvent participer à cette sensibilisation. Il arrive aussi que le foramen intervertébral, le trou par lequel sort le nerf, se retrouve rétréci. En cas d'arthrose, des ostéophytes (des excroissances osseuses que le corps développe pour mieux répartir les contraintes) ou un spondylolisthésis peuvent participer à cela.

Quelles sont les causes mécaniques de sensibilisation de ces nerfs ailleurs que dans le dos ?

Des mouvements répétitifs peuvent générer des contraintes de manière répétée sur le système nerveux, ce qui peut également le rendre plus sensible. Par exemple, des flexions de hanche répétées de grande amplitude peuvent sensibiliser le nerf sciatique qui est mis en tension à chaque fois, surtout s'il n'en a pas l'habitude.

Des contractions intenses et/ou répétées de certains muscles peuvent participer à la sensibilisation. Le lien le plus connu et cité est évidemment la proximité entre le nerf sciatique et le muscle piriforme, au milieu de la fesse. 

D'autres causes en pagaille : un appui prolongé/répété au niveau de la fesse, une piqûre dans la fesse qui touche le nerf sciatique, une compression par la tête du foetus lors de la grossesse, ou une tumeur du plancher pelvien (très très rare, je ne fais que le citer).

Existe-t-il des causes non mécaniques de sciatique ou de cruralgie ?

Plusieurs facteurs du style de vie ont un impact énorme sur la façon dont notre corps se régule et fonctionne. L'anxiété et le manque de sommeil sont deux facteurs pro-inflammatoires. Or, vous avez lu un peu plus haut que l'inflammation joue un rôle important dans la douleur.

Lorsque la douleur persiste depuis longtemps, elle est de moins en moins reliée à une cause mécanique ou à une blessure. Il arrive qu'une hernie discale se résorbe (ce qui a 67% de chances de se produire en moyenne), mais que la douleur persiste. Par ailleurs, beaucoup de personnes souffrent encore de névralgies après l'ablation de la hernie.

Enfin, certaines pathologies peuvent participer à ce type de douleur : diabète, problèmes hormonaux et quelques pathologies neurologiques comme la sclérose en plaques. Il s'agit naturellement d'un pourcentage extrêmement faible des sciatiques.

Combien de temps dure une douleur sciatique ?

Lorsque la douleur est liée à une simple sensibilité nerveuse, c'est très variable : de quelques jours à quelques semaines.

Lorsqu'il y a une atteinte du nerf, cela met en moyenne plus de temps à disparaître qu'une simple contusion ou entorse. Il faut parfois compter 8 à 12 semaines pour que la douleur se fasse moins ressentir. La disparition totale de la douleur peut prendre quelques mois de plus.

Ces durées semblent interminables, mais la dernière chose dont j'ai envie est de vous inquiéter. Donner une durée trop courte pour le rétablissement, c'est prendre le risque de vous faire peur ! "J'ai encore mal alors qu'on m'a dit que cela devait partir en 10 jours.. Je dois avoir un problème grave !"

Pourquoi la douleur descend-elle plus ou moins bas en fonction des jours ?

Vous avez peut-être remarqué que la douleur descend plus ou moins bas dans la jambe certains jours. Peut-être même en fonction des mouvements ?

Nous savons maintenant que plus la douleur descend bas, plus le nerf est irrité. A contrario, moins le nerf est irrité, plus la douleur se rapproche de la colonne.  Ce phénomène peut être assez déroutant car il dépend de nombreux facteurs.

Si vous passez une sale journée, pleine d'anxiété et de stress, vous remarquerez peut-être que la douleur s'aventure plus loin que d'habitude. Rien n'aura changé au niveau du nerf.

Pourquoi la douleur irradie dans de nouveaux endroits ?

Lorsqu'une douleur telle qu'une sciatalgie ou une cruralgie persiste dans le temps, il est possible que la douleur se propage dans de nouvelles zones. Cela peut être sacrément angoissant ! Il est tentant de se dire : "J'ai aggravé mon cas, je me suis fait une autre blessure, etc", pourtant ce n'est probablement pas le cas. 

Quand une partie du corps envoie beaucoup de messages au cerveau, cela a tendance à réveiller et à exciter les neurones qui s'occupent des parties adjacentes. 

Voilà une façon simplifiée de concevoir cela. Si vous vous cognez le coude, vous aurez mal à l'endroit qui a tapé, et possiblement tout autour de cette zone. Pourtant, il ne s'est rien passé autour du point d'impact.

Vous pouvez alors ressentir des symptômes dans une partie de la jambe qui ne correspond pas au nerf initialement irrité. Par exemple : avoir mal sur le côté de la hanche, alors que d'habitude cela passe uniquement derrière la fesse.

J'ai mal depuis longtemps et de plus en plus : ma colonne vertébrale s'abîme de plus en plus ?

Il est normal de s'inquiéter lorsque la douleur ne disparait pas, et encore plus lorsqu'elle empire au fil du temps. Pourtant, plus la douleur persiste longtemps, moins elle est en lien avec des "lésions" ou des "blessures", et plus elle est en lien avec une plus grande sensibilité du système nerveux.

À force de transmettre les mêmes messages, le nerf sciatique/fémoral et le système nerveux central le font de manière plus efficace et plus rapide. Vous pouvez avoir l'impression que le nerf est de plus en plus comprimé, alors que ce n'est probablement pas le cas. Je vous rappelle au passage que cette modification du système nerveux n'est jamais définitive.

Quelle est la signification d'une sciatique à droite ou à gauche ?

J'ai été surpris pendant mes recherches pour cet article. Il semble que certaines personnes attribuent une signification particulière à une douleur localisée dans la jambe droite par rapport à une douleur localisée dans la jambe gauche.

Chacun est libre d'avoir des croyances personnelles sur la signification symbolique de la douleur. Il me semble important de rappeler que ces interprétations restent entièrement basées sur l'imagination de la personne qui les propose.

Je comprends tout à fait que nous puissions avoir envie de trouver un sens à une épreuve difficile que nous traversons. Néanmoins, je crains que chez certaines personnes ce type d'explications puisse être culpabilisateur et anxiogène. Par exemple : "vous avez cette douleur parce que vous avez une peur du manque". Sur Comprendre Son Dos vous ne trouverez que des informations fiables et vérifiables.

Est-ce que la sciatique/cruralgie dépend du stress ?

Le stress, l'anxiété, la dépression, la frustration... Ce n'est pas uniquement "dans la tête" !

Toutes ces émotions existent physiquement dans votre corps, sous la forme d'influx électriques et d'hormones.

Ces émotions négatives (bon, le stress n'est pas une émotion mais une réaction physiologique, d'accord..) participent à faire pencher la balance du côté "danger" lorsque le cerveau décide s'il faut protéger la zone ou non. 

Elles ont aussi une répercussion sur le système endocrinien : vous sécrétez par exemple plus de cortisol et d'adrénaline. Cela peut participer à la douleur.

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Pourquoi est-ce que je ressens des fourmillements/picotements/décharges même sans bouger ?

Savez-vous comment fonctionne un nerf sensitif ? Prenons un exemple au niveau de votre peau.

Les récepteurs présents dans votre peau détectent une variation (de contrainte, de température, d'acidité, etc). Cette variation est suffisamment importante pour être transformée en un influx électrique. Ce message est expédié le long du nerf jusqu'à arriver à la moelle épinière où il sera traité.

Lorsqu'un nerf est irrité, il peut générer des impulsions électriques en plein milieu de son trajet, là où il n'y a même pas de récepteurs ! Quel rebelle…

Ces messages aberrants font croire au cerveau qu'il se passe quelque chose à l'extrémité du nerf alors qu'il n'en est rien. Cela génère des symptômes tels que des picotements, des fourmillements, ou d'autres sensations étranges.

Nous appelons cela des paresthésies. Elles disparaissent au fur et à mesure que la sensibilité du nerf retrouve un niveau normal.

Est-ce qu'une sciatique peut être le signe d'une maladie grave ?

Dans 95% des cas, la sciatalgie et la cruralgie ne reflètent pas une pathologie inquiétante, bien qu'elles puissent rendre votre quotidien infernal pendant quelques temps. 

Il existe des signes et des symptômes qui peuvent évoquer des pathologies comme une tumeur, un syndrome de la queue de cheval ou une infection.

Ces signes sont toujours recherchés par les professionnels de santé au début d'une consultation, pour écarter ce risque. Un article existe à ce sujet : Quand faut-il s'inquiéter ?

J'ai mal dans les deux jambes : peut-on avoir une sciatique des deux côtés ?

C'est possible ! Cela n'arrive pas souvent, mais cela arrive. Plusieurs mécanismes peuvent en être à l'origine :

  • Une hernie discale volumineuse et centrale peut venir irriter l'émergence des 2 racines d'un étage et peut générer des symptômes bilatéraux. À noter que ce n'est pas forcément le cas, et qu'une compression bilatérale peut aussi ne donner des symptômes que d'un côté.
  • Lors de la grossesse, la tête du foetus peut venir comprimer les deux nerfs sciatiques contre le sacrum.
  • Une sciatique carabinée et persistante peut sensibiliser les neurones adjacents dans la moelle épinière, et donner des symptômes similaires de l'autre côté, de façon symétrique !
  • Une sciatique à bascule (c'est-à-dire qui alterne entre la gauche et la droite) peut évoquer un rhumatisme inflammatoire lorsqu'elle est accompagnée d'autres détails caractéristiques. Ce diagnostic différentiel est réalisé par votre médecin.
  • Un spondylolisthésis, c'est-à-dire un déplacement vers l'avant d'une vertèbre par rapport à la vertèbre du dessous, peut affecter les racines nerveuses des deux côtés.

Est-ce que j'ai une sciatique/cruralgie à cause de mon hyperlordose/scoliose ?

L'hyperlordose et la scoliose ont en commun de réduire le calibre de certains foramens intervertébraux (les trous par lesquels passent les racines nerveuses).

Cependant, en temps normal, les racines nerveuses n'occupent qu'un tiers au maximum de ces trous. Il y a de la marge ! Seule, une réduction du calibre des foramens intervertébraux n'a d'impact que si elle est très importante, ce qui n'est habituellement pas le cas.

L'hyperlordose ou la scoliose ne sont pas des causes de sciatalgie ou de cruralgie. De nombreuses personnes présentent ces particularités pendant des années sans ressentir de douleur. Ce sont plutôt les autres facteurs qui gravitent autour qu'il faut blâmer : manque de sommeil, stress, activité physique inhabituelle ou mal dosée, etc.

Est-ce que le nerf sciatique ou crural peut se coincer ?

Vos nerfs sont très souples et résistants ! Si vous pliez votre coude à fond, les nerf qui passent par là sont quasiment pliés à 180°, et ils ne bronchent pas. 

Il est quasiment impossible de les coincer car ils sont insaisissables : ils glissent, coulissent, se déplacent,... C'est comme essayer d'attraper un spaghetti huilé avec des baguettes !

La raison pour laquelle nous avons parfois l'impression qu'ils se coincent est qu'ils peuvent devenir beaucoup plus sensibles au mouvement, et ils peuvent réagir en produisant une décharge. Vous pouvez retirer le terme "nerf coincé" de votre vocabulaire.

Faut-il perdre du poids pour avoir moins mal ?

Si je vous disais que l'influence du poids sur le mal de dos est matière à débat, me croiriez-vous ?

Les études épidémiologiques retrouvent une plus grande prévalence des lombalgies chez les sujets en surpoids ou obèses. Une méta-analyse retrouve une prévalence encore plus grande chez les sujets obèses (par rapport aux sujets en surpoids). Que se passe-t-il ?

L'explication qui vient tout de suite  à l'esprit est l'augmentation des contraintes sur le dos ! Le poids du tronc génère plus de contraintes de compression au niveau du bas du dos, ce qui stimule davantage les neurones nocicepteurs. Cela contribue en effet à la douleur, mais ce n'est pas tout !

Comment le surpoids favorise-t-il la douleur ?

Nous savons que chez les personnes en surpoids, une inflammation systémique se met en place.

La graisse blanche qui entoure les viscères sécrète des molécules pro-inflammatoires qui augmente les risques de maladies cardio-vasculaires ainsi que d'autres soucis de santé. Cela a deux conséquences principales :

  • Favoriser la dégradation des différentes structures lombaires, et limiter leur capacité d'auto-guérison.
  • Sensibiliser le système nerveux central et périphérique : les nerfs de votre corps vont alors plus facilement envoyer des messages de danger alors que rien ne change au niveau du récepteur !

Enfin, être en surpoids peut être un facteur d'anxiété, de dépression et peut influencer négativement les relations sociales, dans une société toujours plus perfectionniste à l'égard de son image. Cela peut également limiter l'engagement dans une activité physique qui pourrait apporter des bénéfices.

J'ai toujours des douleurs après l'opération , pourquoi ?

Il faut savoir que si la douleur est présente depuis longtemps (plusieurs mois/années), alors elle ne disparaît pas du jour au lendemain.

Le nerf sciatique ou le nerf fémoral peuvent rester sensibilisés par d'autres facteurs tels que le stress, l'anxiété, la sédentarité, le style de vie, le rapport avec la douleur, etc.

Votre système nerveux est devenu de plus en plus doué pour créer cette douleur, et maintenant il lui faut du temps pour dés-apprendre tout cela.  Cela reste POSSIBLE, vous n'avez pas à vous coltiner cela toute votre vie.

Souvenez-vous du jour où vous avez passé votre baccalauréat (ou autre examen) : un grand nombre d'informations était solidement ancré dans votre esprit. Pourriez-vous le passer à nouveau demain ? Non, car malgré tout votre cerveau a évolué et éliminé ces informations.


Traitements de la sciatique et de la cruralgie

Quels médicaments sont efficaces ?

Quel est votre rapport personnel avec les médicaments ?

Je sais que certains d'entre vous refusent d'en prendre, pour diverses raisons. Dans tous les cas, vos questions concernant les médicaments devraient être adressées en priorité à votre médecin traitant.

Que disent les études scientifiques ?

  • Aucune étude n'a comparé le paracétamol à un placebo pour la sciatalgie et la cruralgie. Pourtant, il est très fréquemment prescrit et également pris en auto-médication. Le choix qui me parait le plus sage est de faire quelques essais et de voir si vous ressentez un soulagement. Si c'est le cas, profitez-en pour augmenter vos activités. Si ce n'est pas le cas, pas la peine d'insister, votre foie ne s'en portera que mieux.
  • Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens ont fait l'objet d'une méta-analyse en 2016. Les résultats sont assez décevants par rapport à un placebo, et le risque d'effets secondaires est non négligeable. Il n'y a donc que peu de raisons de prendre des anti-inflammatoires non-stéroïdiens de manière régulière, et c'est même déconseillé du fait des effets secondaires.
  • Les corticoïdes semblent améliorer la reprise des activités, mais le soulagement de la douleur est surtout présent à court terme. Si votre médecin vous a prescrit des corticoïdes, c'est probablement un traitement d'attaque durant quelques jours maximum. Les effets secondaires n'apparaissent que pour les traitements plus longs qu'une semaine. Profitez du soulagement pour reprendre doucement vos activités préférées.
  • Quant aux benzodiazépines, ils n'ont que très peu été évalués. Le résultat n'est pas glorieux : aucune différence avec le placebo, voire moins bien…
  • Les médicaments anti-dépresseurs apportent un petit bénéfice dans certaines études. Ce genre de médicaments aide à stabiliser la membrane des neurones sensibilisés, ce qui est potentiellement très utile ! Si votre médecin vous en prescrit, cela ne veut pas dire qu'il vous croit fou/folle, ou qu'il pense que la douleur est dans votre tête.

En définitive

Il n'existe pas de médicament miracle pour la sciatalgie et la cruralgie, hélas.

Les médicaments sont une option parmi d'autres dans le traitement de ce genre de problème. Une bonne information concernant les potentiels effets secondaires est nécessaire.

Faut-il passer une radio ou une IRM ?

Je vous invite à lire l'article sur le sujet pour avoir la réponse détaillée. 

En résumé, il est probable que vous n'ayez pas besoin de radio ou d'IRM.

Quand faut-il passer une radio ou une IRM (ou d'autres examens complémentaires) ?

  • Si vous présentez des signes de compression sévère du système nerveux : perte de force importante dans les jambes, vous ne parvenez plus à monter sur la pointe des pieds ou à relever la pointe du pied, etc.
  • Si vous présentez des signes qui évoquent une pathologie nécessitant un traitement spécifique (fracture, infection, cancer,..).

Cela parait contre-intuitif, mais le fait de faire des examens complémentaires de façon injustifiée peut avoir des effets néfastes, à cause de l'effet nocebo induit par les résultats. Et si jamais vous en avez déjà passé, ne montrez pas vos résultats à tout le monde !

Faut-il aller aux urgences ?

Il est très rare de devoir aller aux urgences à cause d'une sciatalgie, bien que la douleur puisse vous faire voir des étoiles. Quand s'inquiéter réellement ? Voilà les symptômes qui rendent obligatoire un passage aux urgences :

  • Une perte de sensibilité au toucher, voire une anesthésie complète dans la région génitale, fessière et/ou péri-anale.
  • Une perte de force aux niveau des jambes, par exemple : ne pas être capable de monter sur la pointe des pieds en étant debout, avoir le pied qui "tombe" lors de la marche, ou le genou qui se dérobe sans pouvoir soutenir le poids du corps.
  • Depuis l'apparition des douleurs, vous avez remarqué l'apparition d'une incontinence urinaire et/ou fécale (une difficulté à retenir les urines ou les selles). Pour d'autres personnes, c'est au contraire une constipation ou une rétention urinaire.

Faut-il se faire opérer ?

La chirurgie en cas de sciatalgie/cruralgie est la dernière option, quand tous les traitements pertinents ont été essayés et se sont soldés par un échec au bout de plusieurs mois.

Quelles sont les deux indications urgentes à la chirurgie ?

  • Perte de force musculaire importante et/ou progressive : cela témoigne d'une compression sévère et évolutive du système nerveux : dans ce cas, pas de temps à perdre.
  • Syndrome de la queue de cheval : cela témoigne également d'une compression sévère, cette fois-ci des racines nerveuses descendant dans le canal vertébral (au centre des vertèbres puis du sacrum). L'une des rares urgences chirurgicales !

Maintenant, il y a une chose que vous avez certainement remarqué. Beaucoup de personnes se font opérer sans être concernées par ces deux situations. Les indications non urgentes sont matière à débat. Je préfère traiter ce sujet dans un futur article.

J'ai une sciatique aigüe : que faire ?

Souffrir d'une sciatique aigüe est un évènement très angoissant, voire traumatisant, du fait de l'intensité de la douleur. Heureusement, l'évolution naturelle est rassurante : la majorité des sciatiques disparaissent d'elles-mêmes. Que faire pour optimiser sa guérison ?

Un examen médical est nécessaire pour s'assurer de la santé de vos nerfs. Une douleur intense ne signifie pas forcément que le nerf est abimé !

Poursuivez vos activités quotidiennes autant que possible pendant cet épisode douloureux. Bien entendu, si vous peinez à marcher, vous ne pourrez pas tout faire. Dans ce cas, essayez de continuer ce qui est à votre portée; en vous adaptant (faire des pauses, faire l'activité assis au lieu de debout ou inversement...)

D'une part, le repos complet au lit est formellement déconseillé (voir cet article : Faut-il se reposer quand on a mal au dos ?). D'autre part, le passage en force en ignorant la douleur n'est pas non plus conseillé si cela majore vos douleurs sur plusieurs jours. Tout est une question de dosage, d'adaptation et de confiance.

J'ai une sciatique qui dure : que faire ?

En cas de douleur chronique (plus de trois mois), le système nerveux s'est adapté et cela prend un peu plus de temps pour qu'il revienne à son état antérieur. Globalement, plus la douleur est ancienne, plus elle mettra du temps à partir.

Une progression lente ne signifie pas que cela restera pour toujours ! Plusieurs mois, un an, deux ans,... sont parfois nécessaires pour se débarrasser d'une sciatalgie/cruralgie tenace.

Une prise en charge pluridisciplinaire (médecin, kinésithérapeute, etc) est souvent nécessaire pour créer un plan d'action efficace.

Le plus important à retenir est que votre corps reste capable de s'adapter et de se modifier même si vous avez mal depuis des années : c'est la bioplasticité.

Que peut faire mon kinésithérapeute pour m'aider ?

Le but du kinésithérapeute est de vous accompagner, de vous permettre de reprendre vos activités et de vous donner les moyens de gérer votre douleur.

Comment votre kinésithérapeute peut-il vous aider ?

  • Trouver des gestes et des positions qui soulagent votre douleur
  • Donner du sens à votre douleur et trouver avec vous quels sont les facteurs qui y participent
  • Utiliser diverses techniques pour vous redonner de la mobilité (mobilisations, manipulations, massages,...)
  • Vous apprendre à bouger différemment, de manière plus relâchée par exemple
  • Créer avec vous un programme d'exercices à réaliser en autonomie, pour progresser vers la reprise de vos activités et loisirs favoris
  • Vous apprendre à gérer un pic de douleur

Est-ce que les infiltrations sont efficaces ?

Si l'inflammation présente autour de la racine nerveuse contribue fortement aux symptômes, alors une infiltration d'anti-inflammatoire puissant à cet endroit est très efficace. Parfois, ce n'est pas le cas, et c'est un coup d'épée dans l'eau !

Là où le bât blesse, c'est au niveau de la durée de l'effet. Le soulagement est surtout présent au court terme, mais pas au long terme. (revue systématique de 2012)

Les manipulations sont-elles efficaces sur la sciatique ?

Le craquement dans le dos au cours de certains mouvements n'a pas de signification particulière, à part que vos articulations bougent.

Concernant les manipulations vertébrales réalisées par divers thérapeutes manuels : le bénéfice est surtout présent à court terme.

Il est important de garder à l'esprit qu'une telle manipulation se "remet" rien en place, et n'a aucun effet démontré sur la structure de votre dos. Les bénéfices que vous pouvez ressentir juste après la manipulation sont liés à une modification de l'activité du système nerveux. Voir cet article La fabuleuse histoire du bassin déplacé

Cela peut être utile pour soulager temporairement la douleur et récupérer un peu de mobilité, tant que la manipulation est accompagnée d'un discours adapté et d'un encouragement à reprendre ses activités.

Quelles thérapies alternatives sont efficaces pour la sciatique ?

Le sujet des thérapies alternatives est un débat qui fait rage depuis des années. Qu'est-ce que je désigne par cette appellation ? Chiropractie, ostéopathie, acupuncture, reiki, kinésiologie, étiopathie, homéopathie, et bien d'autres.

Elles ont en commun de ne pas avoir démontré leur efficacité au delà de l'effet placebo. Par conséquent, les thérapies alternatives ne sont là ni pour soigner ni pour remplacer une prise en charge par des professionnels de santé.

Voilà mon point de vue sur le sujet. 

  • Si vous souhaitez utiliser une thérapie alternative, choisissez quelque chose qui vous fait plaisir et qui vous procurera du bien-être. Elles peuvent peut-être vous aider à soulager l'anxiété et le stress.
  • Le thérapeute ne doit pas prétendre trouver et traiter "la cause" de votre problème que les autres n'auraient pas remarqué.
  • il/elle ne véhicule pas de messages néfastes susceptibles de ralentir votre progression, tels que "Faites très attention à votre dos", "Votre vertèbre est déplacée",...
  • le thérapeute n'interfère pas avec les prises en charge par des professionnels de santé. Exemple classique: "Éviter de trop bouger et ne faites pas de séances de kiné pendant que votre corps se rééquilibre". La plupart des thérapeutes alternatifs n'étant pas professionnels de santé, c'est illégal.

Vivre avec une sciatique/cruralgie

Que faire pour soulager la douleur ?

Lorsque vous apprenez pourquoi vos nerfs sont sensibilisés, vous êtes déjà sur le chemin de la récupération. Si vous gardez à l'esprit que votre douleur est plus due à des nerfs sensibilisés qu'à une blessure, vous éprouvez moins de peur et d'anxiété. Cela contribue à calmer votre système nerveux.

Êtes-vous soulagé(e) par certains mouvements ou par certaines positions ? Si oui, il est important de les identifier afin d'avoir ces outils à votre disposition. Pour certains d'entre vous, il s'agit de se retrouver en flexion (les genoux ramenés contre la poitrine, la position de la prière, etc), pour d'autres ce sera différent.

Vos nerfs ont également besoin de suffisamment d'apport sanguin en oxygène, et pour cela l'activité physique est un choix en or. Pas besoin de courir un marathon ou d'escalader le Mont Blanc ! Une marche rapide, un peu de natation ou un tour en vélo permettent de bien oxygéner votre corps.

Des médicaments peuvent faire partie du traitement. Certains de ces médicaments sont des anti-dépresseurs. Ils agissent en stabilisant la membrane des neurones (ce qui les empêche d'envoyer des messages sans arrêt). Si votre médecin vous en prescrit, cela ne signifie donc pas qu'il pense que c'est "dans votre tête" !

Quels exercices pour une sciatique ou une cruralgie ?

Saviez-vous combien d'exercices existent pour le mal de dos ? Beaucoup trop pour être comptés… 

Il ne vous aura pas échappé que la plupart de ces mouvements sont présentés comme LA chose à ne pas manquer. L'idée est séduisante. Hélas, la recherche scientifique n'a pas encore identifié de type d'exercice plus efficace que les autres.

Il est important de choisir quelque chose qui vous convienne personnellement car les exercices doivent être pratiqués pendant plusieurs semaines. Nous sommes loin de la manipulation miracle : les bénéfices de l'activité physique apparaissent surtout au moyen et long terme.

  • Mobilisations et étirements du dos : ce sont des exercices que beaucoup d'entre vous connaissent : la "prière", le "cobra", dos rond dos creux, etc.  Lorsque la douleur est intense, privilégiez les mouvements les plus faciles et agréables. Vous progresserez ensuite vers les mouvements plus intenses.
  • Renforcement musculaire des jambes, mais aussi du reste du corps : squat, chaise, exercices pour le haut du corps avec un élastique, etc. Il n'y a pas besoin de toujours faire travailler la jambe concernée pour que cela soit utile !
  • Exercice aérobie :  marche, vélo, course, vélo elliptique, natation... À partir d'une vingtaine de minutes, une activité physique continue et modérément intense active des mécanismes très utiles dans votre corps : diminution de la douleur, de l'inflammation, etc.
  • Mobilisations du nerf sciatique : ce sont des mouvements qui visent à mobiliser le nerf sensibilisé pour potentiellement améliorer les sensations et soulager la douleur. Elles sont présentées dans cette vidéo. Commencez par quelques répétitions seulement.
  • D'autres types d'exercices que peuvent vous proposer les kinésithérapeutes en fonction de leur approche

Faut-il porter une ceinture lombaire ?

D'une facon générale, la ceinture lombaire n'est pas obligatoire et devrait être portée pour la plus petite durée nécessaire. Cela est utile uniquement si cela vous permet de poursuivre davantage vos activités quotidiennes.

Un article entier sera dédié à la ceinture lombaire. S'il n'y a pas de lien ici, c'est qu'il n'existe pas encore.

Faut-il se tenir droit(e) pour avoir moins mal ?

Le conseil de se tenir droit n'est pas complètement à jeter, mais il est beaucoup, beaucoup trop présent. Tellement présent qu'il en devient néfaste.

Si vous avez mal au dos et/ou à la jambe, vous êtes déjà contractés à cause de la douleur. Vos muscles se contractent automatiquement pour protéger la zone douloureuse. Si vous faites attention à toujours rester droit, vous allez encore plus vous contracter et rajouter de la contrainte sur une zone déjà sensibilisée !

Éviter de s'avachir peut éventuellement être une bonne décision TEMPORAIRE, lorsque la flexion aggrave vos symptômes. C'est le travail du kinésithérapeute de vous guider à ce sujet.

De manière générale, varier les postures régulièrement et rester décontracté sont deux bons conseils. Consultez un kinésithérapeute spécialisé pour savoir si une adaptation de votre posture serait utile.

Il existe beaucoup d'astuces bien plus efficaces que simplement "se tenir droit". Vous pouvez apprendre à les maîtriser avec un peu de pratique.

Faut-il marcher pour soulager la sciatique et la cruralgie ?

La marche est une activité simple qui apporte des bénéfices sur la douleur lorsqu'elle est prolongée (au moins 20-30 minute) et qu'elle fait travailler votre cœur.  Profitez-en pour vous vider la tête, changer d'environnement et/ou passer du temps avec vos proches afin de combiner plusieurs facteurs positifs.

Si vous ne parvenez pas à marcher aussi longtemps à cause de la douleur, je vous conseille de débuter par une courte durée. Vous pouvez ensuite augmenter progressivement la durée de marche au fil du temps.

Dans quelle position dormir ?

Sur le dos

La position allongé(e) sur le dos avec les jambes tendues peut être désagréable pour certains d'entre vous. Plusieurs modifications peuvent être apportées à cette position :

  • Placer un coussin sous le bas du dos pour épouser et supporter la lordose lombaire.
  • Placer un coussin sous les jambes pour modifier légèrement vos sensations dans le bas du dos
  • Plier légèrement la jambe et la laisser retomber sur le côté. Le fait d'avoir la jambe légèrement écartée et tournée vers l'extérieur permet de détendre le nerf sciatique et le muscle piriforme.

Sur le côté

La position allongé(e) sur le côté avec les jambes repliées est adoptée spontanément par nombre d'entre vous. Que pouvez-vous modifier ?

  • Faire varier le degré de flexion des jambes: plus vous repliez les jambes, plus vous êtes en position de flexion lombaire, ce qui peut soulager certains d'entre vous. Si vous gardez les jambes dans le prolongement de votre tronc, vous détendez certaines structures et vous restez en position neutre au niveau lombaire.
  • Lorsque vos jambes sont pliées, essayez de placer un coussin entre vos genoux. Plus le coussin est gros, plus votre jambe côté plafond est écartée. Cela permet de détendre le piriforme et le nerf sciatique, ce qui peut vous soulager.

Sur le ventre

La position allongé(e) sur le ventre peut également faire l'affaire, si vous en avez l'habitude. Vous pouvez aussi tenter de replier légèrement une jambe sur le côté, un peu à la manière d'une grenouille !

Bien que cette position soit régulièrement diabolisée, c'est une option comme une autre. Sentez vous libre de l'adopter si vous dormez bien comme cela !

Celle que vous voulez !

Dans tous les cas, préférez une position qui vous laisse un peu de liberté de mouvement. Si vous vous forcez à rester dans une seule position à force de coussins et autres, vous dormirez probablement mal et le manque de mouvement se fera ressentir au matin.

Y a-t-il des mouvements à éviter ou des positions à éviter ?

En soi, très peu de mouvements sont mauvais pour la colonne vertébrale. Un geste ne devient néfaste que lorsque son intensité, son amplitude, ou sa fréquence excède ce que vous pouvez supporter à un instant t.

Néanmoins, si vous souffrez de sciatalgie ou de cruralgie, force est de constater que votre système nerveux vous rappelle à l'ordre dès que vous tentez de bouger librement. 

Quelles sont les deux stratégies principales pour y faire face ?

La première est celle de l'exposition graduelle. Vous ne supportez plus tel ou tel mouvement, alors vous vous y ré-exposez très progressivement, pour permettre à votre corps de mieux le supporter.

De la même manière que l'on traite une allergie par exposition graduelle à l'élément allergène, il est possible d'améliorer la tolérance du corps à un mouvement en le ré-introduisant suffisamment progressivement. ( Voir cet article : Quel est le point commun entre la phobie des araignées, l’allergie au pollen et le mal de dos chronique ? )

La deuxième est d'éviter temporairement les mouvements et les positions douloureuses. Parfois, il est préférable de faire un pas en arrière, pour mieux pouvoir avancer ensuite. L'idée est de retourner ensuite à la première stratégie.

Une prise en charge avec un professionnel de santé spécialisé (un kinésithérapeute formé) vous permet de faire les bons choix et de mettre toutes les chances de votre côté.

Faut-il mettre du chaud ou du froid ?

Le niveau de preuve scientifique de l'application de chaleur ou de froid pour la lombalgie, la sciatique ou la cruralgie est excessivement bas, pour ne pas dire inexistant.

Quiconque vous dit que mettre un pack de chaud/froid sur le dos est une technique prouvée ne fait que répéter ce qu'il a lu dans une revue non scientifique. Néanmoins, on peut garder cette technique pour sa facilité d'utilisation et la sensation de bien-être qu'elle procure.

La chaleur semble être bien mieux acceptée que le froid, surtout dans le dos. Dans notre culture occidentale, ce qui est chaud est réconfortant et aide à la détente, tandis que le froid est plutôt perçu comme un danger. Au niveau physiologique, la chaleur semble aider au relâchement musculaire.

Vous pouvez placer la source de la chaleur dans le bas du dos et/ou sous la fesse. Attention mesdames, évitez de faire ceci en période de règles.

Si jamais vous craignez d'augmenter l'inflammation en utilisant un hot pack, sachez que ce n'est pas possible. Votre corps possède une excellente capacité de thermorégulation, et que la température en profondeur ne change pas d'un iota !  

Le froid, quant à lui, procure un soulagement en ralentissant la vitesse de transmission des messages au sein du système nerveux.

Dans tous les cas, attention à ne pas vous brûler !

Quelle activité physique puis-je faire ?

La durée et la fréquence importent beaucoup plus que le type d'activité physique. L'idéal est de pouvoir réaliser une activité physique qui vous plaît, car vous aurez beaucoup plus de motivation pour la pratiquer ! Ce n'est malheureusement pas toujours possible, alors voilà quelques propositions en fonction des positions que vous supportez:

  • Si vous préférez la flexion (avoir le bas du dos arrondi), le vélo est une possibilité intéressante.
  • Si vous préférez l'extension (avoir le bas du dos bien droit), vous pouvez essayer la marche, la natation ou encore le vélo elliptique

Là encore, un professionnel de santé sera plus à même de vous conseiller de manière personnelle. Vous avez peut-être un sport ou une activité favorite qui n'est ni la marche, le vélo ou la natation, et vous voulez savoir si vous pouvez continuer à le/la pratiquer. Vous avez tout à fait raison ! Demandez conseil à un professionnel de santé formé à ce sujet.

La natation est-elle efficace pour avoir moins mal ?

La nage permet de recruter de nombreux groupes musculaires, et, lorsque vous nagez plus de 20-25 minutes, permet de travailler en aérobie. C'est un bon choix, notamment si vous avez moins de douleur en extension lombale (le bas du dos légèrement creusé) qu'en flexion lombale (le bas du dos arrondi).

Je rappelle cependant que ce n'est pas non plus une panacée, et que d'autres sports procurent les mêmes bénéfices. Le plus important est que vous choisissiez une activité qui vous plaît !

Si vous détestez nager, vous risquez de n'y aller que deux-trois fois avant d'abandonner : frustration et sentiment d'échec seront au rendez-vous.

La régularité est très importante, alors choisissez une activité qui vous motive et qui vous fait plaisir ! Pratiquer cette activité à plusieurs peut également renforcer l'engagement et l'intérêt que vous y trouverez.


Une autre question ?

J'espère que cet article a été riche en nouvelles informations pour vous. Si vous avez une question supplémentaire, n'hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous !

À bientôt.

Eric


Ressources complémentaires

La vidéo Lumbago & Sciatique de WhyDoc : https://www.youtube.com/watch?v=LgGg8gmqskM


54 commentaires

Karène · mai 18, 2022 à 7:02

Bonsoir j’espère que vous allez pouvoir m’éclairer j’avais fait du VTT toute une journée deux ou trois jours après j’ai senti une douleur au niveau du ventre du coté droit précisément vente au niveau de la laine jambes genou et molette et pieds part là suite! J’ai pris du Doliprane au début ! Puis une semaine après la douleur était toujours là j’ai pris rendez-vous chez mon généraliste qui m’a ausculté qui m’a fait faire des étirements et là il m’a dit ah je crois que vous avez une cruralgie! Il m’a pris la température et je faisais un peu de température du coup il me demande si j’étais opéré de l’appendicite! Je réponds que non et là il ma répondu je suspecte peut-être de la ( appendicite ) il a appelé un de ses confrères il me dit qu’il faut que je pars à la clinique au plus vite tout de suite il a pris rendez-vous pour moi j’étais attendu au Urgence je suis parti et là arrivé là-bas ils m’ont fait faire un échographie et aussi éco vaginale! Le radiologue me dit qu’il y a rien et on va venir te cherche on va faire un scan! J’ai fait un scanner sans injection au premier temps et un deuxième temps avec injection et là j’attends et après il vient me chercher il me dit que y’a rien je sais pas où viennent ma douleur etc. Du coup dans la même journée je suis reparti voir mon généraliste qui m’a prescrit des des antidouleurs j’ai pris pendant sept jours et il m’a rien donné pour mon cruralgies et j’ai toujours autant mal je pense à aller revoir mon généraliste parce que ça fait quatre semaines que j’ai mal à peu près et ça passe toujours pas j’ai pas de séances de kiné rien du tout et j’ai toujours mal j’ai que 27 ans!

    Eric Bouthier · mai 18, 2022 à 10:24

    Bonsoir Karène, ce n’est pas facile de rester dans l’incertitude après 4 semaines de douleurs ! J’aurais tendance à conseiller d’aller consulter un kiné car je crois comprendre que vous n’avez actuellement pas d’outil pour gérer la douleur. Cela peut aider à comprendre davantage ce qu’il se passe, par ailleurs, à condition que le kiné prenne le temps de vous examiner et d’analyser la situation avec vous. Une cruralgie n’irradie habituellement pas jusqu’au pied (du moins pas aussi vite), donc j’irais réévaluer tout cela. Je serais également particulièrement attentif à d’éventuels troubles de la sensibilité (moins bien sentir le contact au niveau de la peau) et de la motricité (moins de force, réflexes moins présents). Ce sont des choses normalement vérifiées en premier lieu par le médecin.
    En tout cas, il est possible de déclencher une cruralgie ou une sciatalgie suite à des efforts inhabituels, sans que rien ne soit visible à l’imagerie.

      Karène · mai 19, 2022 à 5:46

      Merci pour votre réponse, il y a des jours ça va j’ai pas de douleur et y’a des jours où là douleur persiste j’essaye de me forcer à marcher je marche au moins tous les jours 4 km pour garder une activité physique! J’ai déjà consulté un ostéopathe ça s’est calmé pendant une semaine après c’est reparti de plus belle! J’irai voir mon généraliste pour faire le point parce que c’est handicapant d’avoir mal! Heureusement pour moi ça fait deux semaines que j’ai rien pris comme antidouleurs et je dors bien la nuit! mais la douleur est toujours présente!

Karène · mai 18, 2022 à 6:42

Bonsoir, j’ai vu votre article

Shirley · mai 16, 2022 à 2:55

Bonjour Éric, encore merci pour votre aide et votre réactivité. Après une nuit très douloureuse, la douleur a presque disparue ce matin, comme par magie, après 30 jours de douleurs non stop. J’espère vraiment que cela dure.Peut-être, en effet, qu’un hématome ou autre irritait le nerf. Je regrette de ne pouvoir venir vous consulter et je veux bien un conseil si vous connaissez quelqu’un de bien vers Aix en Provence (possible vers Sanary sur mer aussi). Encore un grand merci. Bon après midi.

    Eric Bouthier · mai 16, 2022 à 9:23

    Bonjour, je vous envoie le nom d’un confrère à Aix en Provence par e-mail. Bonne fin de soirée à vous

Guillou Catherine · avril 13, 2022 à 9:44

Bonjour,
Diagnostic de cruralgie en décembre 2021 avec hernie discale en L3-L4. Anti inflammatoires et cortisone par voie orale, avec effet seulement à court terme. Depuis, persiste une douleur dans le genou et sur le côté externe de ce même genou. La rhumatologue demande un examen du genou, avant de faire une infiltration du rachis. Je suis un peu perdue. Avez-vous des conseils, s’il vous plait ?
Bien à vous.

Dos santos · janvier 31, 2022 à 12:10

Un grand merci pour cette article.

    Eric Bouthier · janvier 31, 2022 à 9:27

    Avec plaisir ! À bientôt

Lili · janvier 4, 2022 à 11:51

Bonjour Éric,

Merci beaucoup pour ces explications très informatives et qui ont énormément de sens.

Je voudrais s’il vous plaît solliciter votre avis.

J’ai 39 ans, en bonne santé et sans surpoids. Je souffre depuis plus de 8 mois de symptômes bilatéraux prédominant sur la droite. Celles si à la suite d’une charge très lourde soulevée en hyper extension. Double saillie discales centrales et diffuses en L4/L5 et L5/S1 (cette dernière provoque un sévère rétrécissement du canal).
En Avril 21 les douleurs étaient principalement localisées dans le bas du dos avec des parathesies aux pieds (pas de douleurs aux jambes) les douleurs étaient handicapantes et j’ai du être allitée pendant 5 semaines alternant nsaids/tradamol/codeine. J’étais sportive auparavant, HIIT 3x semaines et course 3x 5/8km par semaine. Après les 5 semaines j’ai recommencer à marcher petit à petit et de tous les traitements j’ai privilégié le physio/kine ( je vis en GB) pelvic tilt, stretching du piriforme etc. Les infiltrations et la chirurgie ont été recommandées mais j’ai préféré continuer sur les méthodes conservatoires. Les douleurs n’ont malheureusement pas diminuées et je m’y suis seulement habitués. Juillet 21 j’ai décidé de rentré en France afin de suivre une rééducation la bas pendant 6 semaines principalement sur la méthode MCKenzie orienté sur des extensions ceci a de façon dramatique génère plus de douleurs qui ce sont cette fois ci propagé sur la fesse et toute la jambe (la douleur était centrale auparavant) depuis le mois de September la sciatique est bilatérale et alternante avec des parathesies qui étaient aux pieds sont maintenant ressenties dans le mollet, faiblesse musculaire et douleur au genoux. Je suis attentive à tout changement qui pourrait survenir sur mes fonctions urinaires ou péri annale, pour le moment tout est normale. J’ai effectuer de nouveau un IRM début Décembre 21 ( 1er en Avril 2021) qui a déterminé un changement entre les 2 IRMs avec rétrécissement du canal en L5/S1 modéré en Avril qui est devenu sévère en Décembre avec compression du nerf S1. Je me demande si les extensions ont été aggravatrices ? Aussi, pour éviter de me baisser je descends beaucoup en deep squat est ce que ceci pour être la cause ? Je suis de nouveau en suivi Kiné, j’ai abandonné toute extension et travail principalement en flexion, étirement et renforcement des cores, nerve flossing aussi. Je marche régulièrement. Je suis sous Amitryptiline depuis un mois. J’évite de conduire et limite d’être assise, j’alterne toutes les stations. J’ai essayé Ostheo, acupuncture mais reste fixe sur les méthodes actives et non passives, mais malheureusement après tous mes efforts je ne vois pas le bout du tunnel. Votre avis/conseil serait très apprécié, merci.

    Eric Bouthier · janvier 4, 2022 à 11:13

    Bonjour Lili,
    Je vous ai envoyé un mail pour vous répondre.
    Merci pour votre commentaire !

anette · octobre 13, 2021 à 11:29

Super intéressant votre article, je souffre dans la jambe droite dps début juillet,j’ai passé scanner (claustro), vu 1 neurochir qui m’a dit vivez avec vos douleurs, faire 1 arthrodèse je veux bien mais les vis tiendront pas vu l’état de vos vertèbres.Je suis sous efferalgan cod. et Laroxyl ça n’agit quasiment plus. J’ai qd même passé IRM et les médecins me disent prenez conseil auprès d’1 BON chirurgien ??? j’ai lu bcp de forums et certains ont été opérés par neurologue, neurochir ou chir orthopédique. Alors là je suis perdue et les médecins ne donnent plus de nom (il parait qu’ils n’ont plus droit

    Eric Bouthier · octobre 17, 2021 à 10:59

    Bonjour Anette,
    Effectivement les hernies discales sont opérées principalement par des chirurgiens orthopédiques et des neurochirurgiens spécialisés dans le rachis. Vous a-t-on proposé autre chose que les médicaments jusqu’à présent ? Comme de la kinésithérapie ? Vous pouvez m’envoyer un mail à cette adresse : contact@comprendresondos.com
    Bon courage à vous

Fgl · août 26, 2021 à 4:23

Bonjour,

Merci pour votre site qui est une mine d’or.
Je n’ai pas de douleurs (sauf à l’étirement je sens que ça tire bien) mais je ressens des paresthésies essentiellement dans le mollet gauche. Parfois jusqu’au pied ou la cuisse. Fourmillements, engourdissements. J’ai peux avoir quelques picotements aussi parfois.
Mon médecin ne sait pas.
Est-ce possible que ce soit une sciatique ou sciatalgie tronquée ?
C’est apparu le lendemain d’une vaccination anti-covid. Mais j’ai également eu une séance d’ostéopathie le même jour.
J’ai passé écho doppler membres inférieurs, prise de sang, IRM cérébral (sans injection). Tous les résultats sont bons.

Merci d’avance pour votre aide 🙏🏻
Je ne sais plus quoi faire et je ne sais pas si je peux faire la 2ème injection du vaccin

Bonne journée 🙏🏻

    Eric Bouthier · août 30, 2021 à 8:36

    Bonjour et merci pour votre commentaire !
    Pour vérifier si c’est en lien avec le nerf sciatique il faudrait qu’un professionnel de santé vous fasse un petit bilan, pour voir si certains tests reproduisent ces symptômes. C’est possible !
    En termes de probabilité, il est plus probable que cela soit dû à une manipulation vertébrale qu’à une vaccination, mais c’est impossible à savoir a posteriori.
    Pour la deuxième dose de vaccin, je vous conseille de demander à votre médecin pour qu’il puisse vous rassurer 🙂 7
    Bonne journée à vous aussi

Marie · avril 20, 2021 à 8:58

Bonjour j’ai 50 ans cela commence il y a un mois une douleur au bas du dos gauche puis après ostéopathe 3 jour de repos nouvelle douleur qui va du dos cuisse genou impossible de dormir revisite chez osteo pas d’amélioration scaner semaine dernière pas de hernie mais une lyse isthmique unilatérale gauche L5 associée à un syndrome de bertolotti unilatérale gauche après plusieurs semaines de médicaments un peu moins mal la douleur est plus au niveau du genou mon medecin a prescrit une prise de sang puis un bilan rhumatologue merci de votre réponse

    Eric Bouthier · avril 20, 2021 à 9:24

    Bonjour,
    La plupart des lombalgies et des sciatiques disparaissent naturellement en 4 à 6 semaines (voire 6 à 8 semaines en cas de sciatique/cruralgie). Vous êtes donc dans les clous si la douleur est apparue il y a un mois. Je comprends néanmoins que cela soit long et handicapant au quotidien, bien entendu.
    Je ne vous conseille pas de consulter à nouveau un ostéopathe, mais plutôt de consulter un kinésithérapeute si vous ne l’avez pas encore fait. Cela permettrait par exemple de voir s’il y a des mouvements qui aident à améliorer vos sensations dans la jambe.

    Je vous souhaite un bon rétablissement !

crimmers emmanuelle · janvier 14, 2021 à 3:34

bonjour,
j’ai une cruralgie avec douleur des deux cotes fesses et devant cuisses et douleurs bas ventre , la ceinture lombaire me soulage du coup, la position couchee dans le lit me donne mal aux hanches du coup préfère la position sur le dos. savez -vous si on guerrit d’une cruralgie et si oui comment ? merci

    Eric Bouthier · janvier 14, 2021 à 10:16

    Bonjour,
    Il est difficile pour moi de voir répondre précisément, car par exemple si la majorité des cruralgies guérissent, je ne peux pas prédire avec certitude comment vos douleurs peuvent évoluer (sans vous connaitre, en plus).
    La majorité des cruralgies guérissent en plusieurs semaines, certains cas persistant au delà de 3 mois (on les appelle alors chronique). Lorsque cela persiste plus de 3 mois, cela ne veut pas dire que c’est définitif attention, cela nécessite surtout une prise en charge avec des professionnels de santé suffisamment formés.

    Comment guérir d’une cruralgie ? Je détaille plusieurs points dans l’article. En résumé il s’agit de travailler avec un médecin et un kinésithérapeute au minimum, d’adopter une approche assez active (trouver et reproduire certains mouvements régulièrement, avoir une bonne activité physique, un bon style de vie, apprendre à doser les efforts et à gérer la douleur au quotidien, afin de pouvoir faire vos activités préférées..) plutôt que passive (basée sur l’action du thérapeute uniquement, comme les massages, les manipulations, l’acupuncture, etc).

    En espérant que l’article et le reste du site vous soit utile dans votre progression
    Eric

Sebastien · décembre 12, 2020 à 8:10

Bonjour merci pour votre article que je trouve très complet… Je me permets de vous exposer mon cas j’ai souffert de lombalgie/cruralgie il y a 2 ans et ça a durée 4/5 mois. Pas de blocage complet diminution et adaptation du sport mais j’ai eu des paresthesies tibia face avant (sensation eau qui coule) et sensation carton eau du genou… Ça a disparu au bout d’un moment mais je n’ai pas pu reprendre le running (le quadriceps se contractait parfois en courant) . Par la suite j’ai été opéré d’un conflit de hanche (détecté au scan et à l’irm). Ça allait beaucoup mieux j’ai repris normalement le sport (crossfit vtt tennis)… Depuis 3 semaines j’ai repris mal en bas du dos avec douleur hanche sensation etau au mollet et retour des paresthesies au même endroit (parfois même derrière genou)… Je poursuit mes activités sportives en adaptant.. À noter que 2 irm n’ont rien donné le dos/hanche impeccable.. L’emg non plus tout va bien… J’ai aussi une légère douleur de l’autre côté…Je sais plus trop vers quelle spécialiste me tourner donc si vous avez un avis merci d’avance

    Eric Bouthier · décembre 12, 2020 à 7:22

    Bonjour Sébastien,
    Il est possible de ressentir un retour de certaines anciennes douleurs lorsque l’on accumule plusieurs facteurs de stress (stress au sens habituel du terme, manque de sommeil, efforts ou positions inhabituelles, changement dans le style de vie, etc). Le système nerveux central possède une certaine mémoire et peut recréer certaines sensations même lorsque la cause initiale (quoiqu’elle fut) n’est plus là, d’où les imageries impeccables.
    Qu’est-ce qui a changé ou s’est passé il y a 3 semaines qui pourrait expliquer cette variation ?
    La douleur légère de l’autre côté est également compatible avec l’hypothèse d’un système nerveux central sensibilisé. (ce point est abordé dans la question  » peut-on avoir une sciatique des deux côtés » je crois).

    Je vous conseille de vous tourner vers le spécialiste du mouvement et de l’appareil locomoteur : le kinésithérapeute 🙂 . De préférence quelqu’un qui a fait quelques formations en douleur chronique.

      Sebastien · décembre 13, 2020 à 5:51

      Merci pour votre retour rapide 😁…Effectivement mon dos semble globalement très tendu… Et sensible à partir du milieu…Peut être de la fatigue/lassitude de cette situation sanitaire 🤷🏻‍♂️…

      J’ai déjà fait énormément de kiné avec étirement et musculation bas du dos j’arrive donc à reproduire globalement une sceance à la maison… C’est ce que je fait 2 fois par semaine exercice musculation muscle profond puis étirements..plus de étirements tous les soirs…Et un peu de rouleau de massage

      En ce qui concerne des muscles trop contracté pour cause de stress et/ou surmenage sportif est ce qu’il y a une méthode plus préconisé qu’une autre ? J’ai trouvé un osteo qui pratique aussi l’accuponcture je me suis dit pourquoi pas..
      Merci d’avance

        Eric Bouthier · décembre 22, 2020 à 7:12

        Il n’y a pas de méthode plus efficace que toutes les autres : toutes les méthodes « actives » (qui impliquent de faire des exercices, avec de l’auto-rééducation, de comprendre le problème et d’être actif dans sa prise en charge) semblent avoir une efficacité semblable, et sont plus efficaces que les méthodes « passives » (dans lesquelles on vient appliquer une technique sur vous, comme le massage, les manipulations, l’acupuncture, etc).
        Je conseille un kiné formé à la prise en charge des douleurs persistantes, je peux essayer de trouver un kiné dans votre secteur, contactez moi via contact@comprendresondos.com si vous le souhaitez. Je ne conseille ni l’ostéopathie ni l’acupuncture, deux thérapies alternatives n’ayant pas suffisamment de preuves d’efficacité pour que je puisse les conseiller. Par ailleurs, un ostéo exclusif (c’est-à-dire un ostéopathe non professionnel de santé, qui ne serait ni médecin ni kiné, n’a pas le droit de faire de l’acupuncture, c’est illégal).

          Sebastien · janvier 15, 2021 à 2:25

          Merci pour les informations je vous envoi un mail.
          Cordialement

un autre laurent · décembre 5, 2020 à 8:17

Bonjour,
Un article instructif, les choses sont expliquées sans langue de bois, de façon réaliste, ça fait déjà du bien.

    Eric Bouthier · décembre 6, 2020 à 11:50

    Bonsoir Laurent et merci pour votre commentaire !
    Je vous envoie un mail pour vous répondre personnellement.

esther · septembre 13, 2020 à 1:08

Bonjour,
le neurochirurgien mexplique qu’aux vues du canal lombaire très étroit (scanner, IRM, radios) et une spondylolisthésis L4-L5 la chirurgie pour décompression et élargir canal plus arthodèse est la seule solution (cette idée m’angoisse et me fait très peur…)
j’aimerais avoir votre avis sur ce genre d’opération et ses conséquences ultérieures.
Merci infiniment.
Esther

    Eric Bouthier · septembre 13, 2020 à 3:59

    Bonjour,
    Je comprends tout à fait votre angoisse à l’idée de cette opération. Hélas, je ne suis pas sûr d’avoir de réponse définitive à cette question, car je ne suis pas expert des chirurgies lombaires.

    La décision d’opérer (et le type d’opération) ne dépend pas seulement de ce que l’on voit à l’IRM ou à la radio, mais également du bilan clinique, du type de douleur, etc. Cela dépend également de la rééducation que vous avez (je l’espère) faite avant l’opération. Parfois, un programme de rééducation bien mené donne des résultats similaires à une opération.

    Je vous conseille de prendre si possible un deuxième avis, car il n’y a pas de règle absolue en ce qui concerne le choix d’une arthrodèse ou non.

    Je vous souhaite une bonne progression
    Eric

      un autre laurent · décembre 5, 2020 à 8:40

      Comme bien d’autres, je suis aussi perdu, bien qu’ayant consulté plusieurs praticiens. Votre avis peut être utile, s’il vous plaît. J’ai 51 ans.
      Depuis presque 1 an, j’ai ressenti des décharges électriques sur le dessus du pied gauche. Et une douleur au fond du dos juste au dessus du coccyx. Du même côté, j’ai aussi mal au genou et à la cheville. Vu le doc, reçu des AINS, bof. Je me suis forcé pendant l’été à aller nager 1h à 2h par jour, ça allait beaucoup mieux, plus de décharges, et douleurs bien moindres. Mais à présent je ne peux plus aller nager, et… les douleurs et décharges sont de retour. Horribles. Une décharge suffit d’ailleurs à m’épuiser pour des heures. Donc de nouveau AINS, diclofénac, bof, vraiment bof, même à hautes doses. Je sais plus quoi faire. J’ai fait IRM en France, RAS. Pour l’historique, j’ai dû dans ma vie marcher pas mal et avoir la station debout souvent. J’ai l’impression (subjective?) que je sens pas bcp la chaleur au pied si je le mets devant un radiateur soufflant, uniquement quand ça fait un moment le chaud « pique » – serait-ce une insensibilité? Vu que la douleur descend du fond du dos et passe plutôt sur le devant de la jambe, j’ai pensé à une cruralgie plutôt qu’une sciatique. Bon, supposer c’est bien, mais après? Faut-il se forcer à reprendre du sport genre marche rapide 1h? ou autre chose? Franchement j’ai vu plusieurs Docs, que j’aime bien d’ailleurs, j’admets qu’ils peuvent pas tout deviner même avec mes symptômes, nul n’est parfait.
      Vos conseils – sans engagement forcément – sont vraiment les bienvenus. De plus, quel genre de spécialiste serait-il possible de consulter pour un diagnostic plus éclairé? Je demande, mais j’avoue que j’adorerais une réponse de vous. Ayant déménagé hors Europe depuis peu, et n’ayant pour l’instant aucune piste pour consulter un doc localement dans le pays où je me trouve, ça aiderait grandement. Merci beaucoup de ce que vous faites. Cordialement. Un autre Laurent – j’ai vu qu’il y a déjà quelqu’un qui a posté avec mon prénom.

      un autre laurent · décembre 5, 2020 à 8:45

      et pour couronner le tout, il y avait une épine calcanéenne à l’autre pied, le droit. J’avais mal d’ailleurs du côté droit aussi, pour le moment c’est mieux. J’ai eu aussi des semelles orthopédiques… bof. pas convaincant. Merci encore!

Marine · août 16, 2020 à 7:45

Bonjour, y a 1 ans et demie j’ai eu un petit kyste pilonidal entre la cuisse et le vagin au bout de 6 mois de crème ect il me l’on enlever, quand mon kyste a commencer à venir j’ai commencer à avoir un peu mal à la hanche droite ensuite au mollet et en juillet 2019 mon mollet a un peu enflé j’ai donc été chez un angiologue pas de phlébite ni de problème de circulation en août je me suis fait donc retirer le kyste je me suis dit la jambe et la hanche ça va s’arranger étant donner que je penser que j’avais mal à cause du kyste mais non même après le kyste retirer depuis août 2019 j’ai toujours mal à la jambe droite mollet dans la hanche douleur aussi abdominale a droite et mal en bas du dos à droite et à l’omoplate à droite, tout a droite, mon médecin m’a donc prescrit une échographie les résultat négatif, il m’a prescrit un bilan de sang complet pour voir mon foie reins ect résultat négatif tout va bien, j’ai été voir un ostéopathe qui a pas su trop me dire :/ pendant 5 mois là douleur ses aretter et la sa vient de reprendre, je suis retourné voir mon médecin qui m’a juste donner des anti douleur. Mais j’en ai marre et surtout je m’inquiète car sa fait plus de 1 ans que sa dure avec des jours où j’ai plus mal que d’autre, la douleur et pas non plus insoutenable mais dérangeante et omniprésente et ses pire quand je suis assise ma jambe et sensible quand jappuis sur ma cuisse ou sur ma hanche sa me lancine dans toute la jambe et dans le bas du dos et dans l’omoplate, j’aurais aimer un irm ou radio mais d’après mon médecin non ses rien de grave mais je m’inquiète, ma maman a eu un lyphodoeme le médecin disais ses mécanique alors que au finial cetais une récidive du cancer du seins donc ma maman a perdut 6 mois et elle et décédé… je me dit il pourrais peut être passer a coter de quelque chose de grave pour moi aussi… Je vie en Provence Indre zone de désert médical ses très dur d’avoir des rdv et pour avoir un rdv chez un rhumatologue ses minimum 6 mois d’attente ect j’ai 29 ans je m’inquiète je me demande si j’ai pas quelques chose de très grave au final . Merci

    Eric Bouthier · août 16, 2020 à 8:08

    Bonjour Marine,
    Je comprends que vous soyez inquiète si la douleur persiste malgré les résultats négatifs des examens, et vu ce qui est malheureusement arrivé à votre mère.
    Je vous réponds par mail.

Blanquer Monique · juin 14, 2020 à 7:22

très intéressante votre documentation une question svp supplémentaire différence entre cruralgie et sciatique, et compression médullaire (suite à un méningiome dorsal opéré en 2006) ayant laissé des séquelles comparables avec les symptômes cités pour les atteintes des nerfs (cruralgie surtout) . est-ce très différent ? quelle gravité ? merci

    Eric Bouthier · juin 14, 2020 à 9:22

    Bonjour Monique,
    Cela ne me semble pas très différent. Les conséquences d’une compression nerveuse sont les mêmes, peu importe la cause de la compression. Ce qui importe surtout, c’est la gravité de la compression et la durée. Plus la compression est importante, plus les troubles observés (perte de sensibilité et perte de force) sont importants. Plus la compression dure longtemps, plus cela met du temps à récupérer et plus il peut y avoir des séquelles.
    La rééducation consiste également à stimuler la fonction du nerf, avec entre autres du renforcement des muscles qui ont été atteints.

astier daniel · février 23, 2020 à 6:55

cela fait 7 ans que suis opérée d une spondilolistésie toujour froid sur les pieds, fourmillement mal aux fesses quand je suis assis très désagréable combien de temps encore je vais devoir supporté cela et que faut il faire merci daniel

    Eric Bouthier · février 23, 2020 à 9:36

    Je ne peux pas vous dire combien de temps cela peut prendre pour aller. Voilà cependant quelques pistes à explorer, d’après les détails que vous m’avez donné :
    * Voir si le fait d’alterner entre plusieurs positions assises vous aide à tolérer la position assise plus longtemps. Il n’y a pas de position assise idéale, il vaut mieux bouger régulièrement.
    * Effectuer des mouvements simples en position assis tels que des mouvements de bassin (vidéo bonus n°1) pour offrir du mouvement au bas de votre dos.
    * Chercher une direction de mouvement que vous préférez : peut-être que les mouvements en flexion (qui enroulent le bas du dos) sont plus agréables pour vous et vous aident à avoir moins mal. Ou au contraire, peut-être que des mouvements en extension (qui creusent le bas du dos) vous aideraient à vous sentir mieux. Si vous trouvez une direction qui est plus agréable, alors vous pouvez répéter le mouvement dans cette direction. Je vous conseille de voir cela avec un kinésithérapeute habitué à ce genre de prise en charge et qui vous proposera des exercices adaptés et individualisés.

    N’hésitez pas à revenir vers moi par mail (contact@comprendresondos.com) si vous souhaitez une précision.

Stéphanie · février 21, 2020 à 6:10

Bonjour,
Depuis quelques mois, je souffre de douleur sur le devant de la cuisse droite jusqu’au genou et au niveau du bas du dos. Rien d’invalidant, aucune perte de sensibilité. Ca ne m’empêche nullement de dormir, je n’ai pas mal au réveil. La gêne, voir la douleur s’accentue au fil de la journée. Ca a commencé par une douleur sur le côté droit, presque au niveau des côtes, le dos me faisant également souffrir par intermittence. Je consulte ma généraliste qui pointe du doigt une éventuelle cruralgie. Par acquis de conscience, elle me fait passer une échographie abdomino-pelvienne. Aucun signe de calculs, tout va bien, je n’ai rien, les organes sont nickel. Du coup, elle me prescrit des séances de kiné. Le thérapeuthe, après une séance, dévit sur l’osthéopathie. Il s’interroge néanmoins au niveau de mon coccyx qui serait « déplacé ». Il me demande si j’ai eu un accident, un choc, une chute mais je n’ai rien eu de tout cela. Au bout de deux ou trois séances, je ressens une amélioration. Je stoppe les séances.
Et puis la douleur revient, à laquelle s’ajoute des fourmillements vers le pied droit. Reconsultation chez le médecin. Elle me prescrit encore des séances de kiné (j’attends toujours une date de rendez-vous, le cabinet est overbooké, je suis sur liste d’attente). La généraliste me fait passer une radio du rachis et des lombaires, afin de chercher la présence d’une hernie. Résultat : aucun pincement discal, pas d’hernie mais une bascule de la hanche de 6 mm, du côté droit, bizarrement. Une semaine d’anti inflammatoire a calmé un peu mes douleurs à la cuisse et au dos. Mais elles sont revenues une fois le traitement terminé. Je suis allée voir un osthéopathe qui m’a dit sentir des tensions nerveuses par endroit. Il a été très à l’écoute, très doux. Si au sortir de la séance, j’étais détendue, la douleur, elle, est encore présente. Elle ne l’est pas tous les jours, et à des degrés plus ou moins forts.
A la lecture de certains témoignages sur internet, je me rend compte que la déviance du bassin est légère mais peut provoquer les douleurs que je ressens et s’accompagner d’une cruralgie (diagnostic de départ). Est-ce possible que cette bascule puisse me générer les douleurs que je décris ? Et comment y remédier ?
J’avoue être inquiète, je lis un peu de tout et du n’importe quoi sur internet. J’ai besoin d’être rassurée, je souffre de trouble anxieux et bipolaire, une forte angoisse face aux examens médicaux et l’évocation du mot Scanner, pire IRM, me tétanise, je suis même capable de ne pas y aller.
Comment puis-je soulager ses douleurs ? Je ne souffre pas le martyr mais je ne voudrais pas en arriver là non plus. Des exercices particuliers ? Du vélo elliptique ? D’appartement ? Acupuncture ?…
Merci d’avance pour votre réponse 🙂

    Eric Bouthier · février 22, 2020 à 12:20

    Bonjour Stéphanie,
    Je comprends que vous soyez perdue avec les différentes explications et les différents messages que vous avez reçus. Une bascule de bassin de 6 mm est tout à fait anodine : la grande majorité de la population possède une inégalité de longueur des membres inférieurs de l’ordre de 5 mm. Par ailleurs, cela semble très peu corrélé à la douleur en dessous de 2 centimètres.
    Mon conseil serait de ne pas vous inquiéter à propos de cette petite bascule qui pourrait bien être là depuis très longtemps sans que cela n’ait jamais posé problème.

    Pour soulager la douleur, il existe peut-être des mouvements particulièrement adaptés à votre situation. C’est délicat de vous donner des exercices ici et maintenant, car cela découle normalement du bilan kinésithérapique. Si j’ai bien compris votre message, vous avez pour l’instant bénéficié de traitements passifs (ostéopathie). Cela vaut le coup de consulter un kinésithérapeute qui saura vous proposer une approche plus active, avec des mouvements adaptés et progressifs.
    Il n’existe pas d’exercice « ultime ». Vous pouvez commencer par effectuer les mouvements qui sont les plus faciles pour vous, mais au final il n’y a pas de mouvements interdits. Il faut juste y aller progressivement pour laisser le temps à votre corps de s’y habituer.
    Les activités type cardio (elliptique, vélo, etc) sont également tout à fait indiquées, car elles ont une action anti-douleur et anti-inflammatoire.
    Je vous invite à essayer différentes choses et à voir comment vous les tolérez. S’il n’y a pas de douleur, ou bien une légère douleur, c’est tout bon. S’il y a une douleur intense, ou bien qui persiste deux jours après l’activité, essayez autre chose 🙂
    Et bien entendu je vous encourage à consulter un kinésithérapeute spécialisé dans la prise en charge des douleurs persistantes !

      Stéphanie · février 27, 2020 à 10:57

      Bonjour,
      Je vous remercie pour votre réponse rapide. La mienne l’est un peu moins :/. Je suis allée effectivement voir un ostéopathe. Comme vous, il me rassure : une bascule du bassin de 6 mm n’a pas d’incidence, rien de bien « méchant ». En revanche, il me déconseille d’aller voir un kiné. Il localise des tensions au niveau de certaines terminaisons nerveuses, un impact sur le système digestif, me préconise d’effectuer un exercice bien spécifique (un peu compliqué à décrire à l’écrit) et procéder à une courte séance de respiration abdominale car je fais trop jouer mon diaphragme. Du coup, ostéo et pas kiné dixit l’ostéo, kiné et en aucun cas ostéo dixit ma généraliste… Et vous, vous me conseillez les deux. Au final, il n’y a pas de mauvaises démarches :). Et l’acupuncture, qu’en pensez-vous ?
      A l’issue du rdv avec l’ostéo, je n’ai pas réellement senti d’amélioration les jours qui ont suivi (il y a une semaine). Tout dépend des jours en fait. Les fourmillements, idem. Ces fourmillements sont-ils normaux d’ailleurs ?C’est assez fluctuant, cela peut même varié dans la même journée. Je suppose qu’il n’y a rien d’alarmant et si la réponse à ses douleurs se basent sur la pratique régulière d’exercices spécifique, je vais m’y astreindre, même si je ne suis pas une grande sportive, voire pas sportive pour un sou 🙂
      Dans tous les cas, je vous remercie pour votre réactivité et pour la qualité de vos réponses.
      Vous souhaitant une bonne journée.
      Stéphanie

        Eric Bouthier · février 27, 2020 à 11:50

        Un non professionnel de santé qui déconseille d’aller voir un professionnel de santé.. Il ne le réalise pas mais c’est peut-être illégal de sa part. Faites attention à vous.
        Je n’ai pas conseillé d’aller voir un ostéo, mais bien un kinésithérapeute 🙂 Et je maintiens mon conseil, surtout si vous n’avez pas encore bénéficié d’un bon traitement kiné.

        L’acupuncture ne semble pas plus efficace qu’un placebo dans les études scientifiques rigoureuses. Je ne le conseille donc pas, sauf peut-être pour le bien-être uniquement et en complément d’une bonne prise en charge.

        Les fourmillements sont normaux en cas de sciatalgie car la sensibilité du nerf est modifiée. Le nerf peut alors vous envoyer des messages aberrants, que votre cerveau interprète comme des picotements, des fourmillements, etc. Et en effet cela peut changer d’un jour à l’autre, d’une position à l’autre ,etc.

        Je serais curieux de connaître cet exercice spécifique que vous mentionnez. Pouvez-vous m’en parler, par mail même, si c’est ok pour vous ?

Julie · février 16, 2020 à 11:34

Bonjour, j’ai 23 ans et j’ai une discopathie L4 L5 L5 SI avec protrusion discale, cela fait maintenant 4 ans que j’ai des douleurs permanentes dans le bas du dos accompagné d’une sciatique dans la jambe gauche, je suis obnubilée par mon dos, chaque mouvement ou déplacement que je fais, ma seule pensée est mon dos ! J’ai peur d’aggraver mon cas et que cela se transforme en hernie discale, pour cela je fais donc très attention à toutes mes postures, je travail en position debout, cela me provoque de la sciatique, je supporte mieux la position assise ! Pensez vous que je devrais donc écouter mes douleurs ? Et pensez vous qu’un jour il est possible que je n’ai plus de douleurs ?
Merci d’avance.

    Eric Bouthier · février 16, 2020 à 6:08

    Bonjour Julie, je comprends que vous soyez très inquiète pour votre dos, et que vous fassiez tout pour éviter une aggravation au niveau du disque. Si je comprends bien, vous avez progressivement limité les mouvements et les situations problématiques pour être sûr de ne pas faire de bêtise, et vous focalisez votre attention sur votre dos. Si cela ne pose pas de souci au court terme, cela peut devenir une partie du problème à part entière au long terme.

    Je pense qu’il faut écouter son corps, mais en prenant du recul par rapport à certaines sensations comme la douleur. Ressentir de la douleur ne signifie pas que l’on est en train d’abîmer la partie du corps en question. Cela dépend de très nombreux facteurs, ce que j’essaie de transmettre au travers de mes articles. Par ailleurs, la passage de la protrusion à la hernie est très incertain (difficile à prédire) et il ne dépend pas de vos mouvements quotidiens (à moins que vous ne fassiez des activités extrêmes).

    Est-ce qu’il est possible de ne plus ressentir de douleurs un jour ? Oui, bien sûr, mais vu que je ne vous connais pas, je n’ai aucun moyen de savoir combien de temps cela peut prendre et/ou si c’est réellement possible. J’ai un point de vue plutôt optimiste à ce sujet.

    Je vous invite à lire cet autre article : https://comprendresondos.fr/2018/10/09/mouvements-ne-pas-eviter/ et à continuer à échanger par mail si vous le souhaitez, bien entendu. Je vous envoie cette réponse par mail également.

Laurent · février 11, 2020 à 7:04

Merci pour cet article très intéressant !
J’ai eu une hernie foraminale L2 L3 pendant 6 mois. La décision d’opérer a été difficile à prendre. Je n’avais pas beaucoup de douleurs au repos mais la moindre activité physique déclenchait une cruralgie.
Après 3 semaines correctes après l’opération, les douleurs sont revenues.?Aucune récidive mais souvent des crises qui durent 3 à 4 semaines. J’étais très sportif mais là ça fait un an que je ne fais plus rien à part cogiter et souffrir. L’article sur la mémoire du nerf m’intéresse.
Je suis perdu dans les méandres de la médecine.
Que m’arrive-t-il ?

    Eric Bouthier · février 14, 2020 à 1:10

    Merci pour votre commentaire Laurent !
    Effectivement vous devez être perdu et frustré depuis que les douleurs sont revenues après votre opération. Surtout si la décision d’opérer fut difficile à prendre.
    La douleur dépend de nombreux facteurs, la présence d’une hernie n’en étant qu’un seul parmi d’autres. Certaines personnes ressentent des douleurs intenses alors qu’il n’y a pas de récidive de la hernie. D’autres personnes n’ont plus mal, même si la hernie est réapparue au même endroit..
    Si vous avez eu mal pendant 6 mois avant de vous faire opérer, votre système nerveux est dans un état plus sensible : à force de créer la même douleur, il est devenu meilleur pour la créer. Et il peut la créer à partir de beaucoup de choses : de la fatigue, une activité physique inhabituelle, du stress, une position prolongée, etc etc. Cependant, votre système nerveux peut désapprendre ce qu’il a appris à faire. C’est très important de garder cela en tête : la douleur est quelque chose qui peut changer.

    Comment faire pour désensibiliser votre système nerveux ? Plusieurs choses dont : comprendre un peu mieux ce qu’il se passe, les mouvements, l’activité physique, le sommeil, le style de vie en général, vos activités sociales, etc. C’est parfois un chemin long et sinueux, mais je suis persuadé qu’il existe des choses à faire dans votre situation pour aller mieux. Je vous envoie ça par mail également au cas où vous ne repasseriez pas par la section commentaires.

    NOURRY · septembre 29, 2021 à 9:43

    Bonjour,
    Je me suis fait opérer il y a 9 jours pour une très grosse hernie en L3-L4 (insensibilité côté intérieur tibia et dérobement du genou)à la clinique Clairval de Marseille .
    A ce jour la sensibilité ds la jambe gauche revient petit à petit ,par contre tjs une une fort déficicit musculaire avec une tendance de dérobement du genou.
    Le compte rendu op du neuro chirurgien indique un déficit crural persistant en cours de récupération .
    Le nerf crural va t ‘il effectivement récuperer et , combien de temps est ‘il nécessaire à sa récupération complète ?

      Eric Bouthier · octobre 3, 2021 à 3:23

      Bonjour,
      Le délai de récupération des fibres nerveuses motrices peut être long : on décrit habituellement 18 à 24 mois de récupération.
      Néanmoins il m’est impossible de prédire à quel point vous retrouverez votre force antérieure.
      Je vous souhaite la meilleure récupération possible. Stimuler le nerf via un travail musculaire régulier ++ fait en tout cas partie des meilleures choses à faire !

Charles · janvier 24, 2020 à 10:51

Bonjour
Merci pour cet article limpide
J ai eu le 4 octobre 2019 exactement une violente douleur a la jambe gauche qui m empêchait de mettre le pied par terre
J en pleurait presque de douleur
Le généraliste a diagnostiqué une sciatique due à une hernie discale
J ai pendant plus de 2 mois environ pris divers antalgiques allant du doliprane à la morphine et j ai fait en novembre une infiltration
Je suis mmele allé aux urgences a l hopital un jour ou mes douleurs étaient horribles
Les choses se sont nettement améliorées à Noel
Je pouvais faire des marches de 500 à 800 m
Puis une semaine tout d un coup violente douleur a la même jambe mais parcours de la douleur different
On diagnostique alors une cruralgie
De nouveau : antalgiques et infiltration 3 semaines après sur deux autres vertèbres L3 -L4 l ( donc voilà une semaine)
Ça fait donc déjà presque 4 mois que je vis ces douleurs avec une mobilité tres réduite: douleur qui « casse » le muscle anterieur de la cuisse
un sommeil qui se fait de plus en plus difficile ( sorte de fourmillements et d insensensibilite périodique dans la cuisse)
Croyez vous que je verrai le bout du tunnel un jour et de l ordre de combien de temps : encore 1 mois ou 1 an ou jamais ?
Serais je contraint à une chirurgie que j appréhende vu mon age (75a)
Il est clair que mon moral est chaque jour plus bas
Merci de vos observations
Charles

    Eric Bouthier · janvier 24, 2020 à 11:09

    Bonjour Charles et merci pour votre témoignage.
    Je vous ai répondu par mail.
    À bientôt.

      Shirley · mai 14, 2022 à 9:11

      Bonjour, et merci pour votre article qui est très complet.J’ai été opérée du rein et quelques jours plus tard j’ai commencé à souffrir d’une cruralgie hyperalgique. J’ai passé un scanner qui n’a démontré aucun problème (hernie ou autre)J’ai été traitée par cortisone et suis maintenant sous Lyrica depuis une semaine. Cela fait un mois que ça dure. Les douleurs sont un peu plus supportables depuis le Lyrica mais ne me lâchent pas. J’essaie de me mobiliser au maximum mais je ne peux me consacrer à une activité assise ou debout plus d’une vingtaine de minutes avant que la douleur ne me reprenne. J’ai 40 ans et un petit garçon de 6 ans dont je ne peux plus m’occuper, et je commence à perdre le moral. Auriez-vous une idée sur l’origine de cette douleur ? Le médecin a évoqué une position sur la table d’opération qui l’aurait déclenchée, une vertèbre déplacée ou de grosses contractions musculaires. J’aimerais beaucoup avoir votre avis. Pensez vous qu’il soit normal que j’ai toujours mal ? J’ai très peur que cette douleur devienne chronique.Je vous le kiné 3 fois par semaine pour des massages et étirements. Je suis preneuse de tous vos conseils 🙂 Un grand merci pour votre réponse et bonne journée.

        Eric Bouthier · mai 15, 2022 à 1:18

        Bonjour Shirley,
        Je comprends que cela puisse devenir inquiétant pour vous, si la douleur persiste et continue de vous handicaper au quotidien. Il m’est difficile de donner des idées précises sur l’origine des douleurs car cela dépend habituellement du bilan kinésithérapique auquel je procède en début de prise en charge. Néanmoins, on peut faire un petit tri. Vertèbre déplacée, impossible. Les contractions musculaires peuvent participer à la douleur (lorsque l’on se crispe à cause de la douleur et que cela augmente la douleur), mais elles ne peuvent être seules responsables d’une vraie douleur neuropathique. Je reste perplexe quant à la position d’opération (dans quelle position étiez-vous ?).
        J’ai récemment eu une patiente qui a eu une cruralgie hyperalgique suite à une opération des glandes surrénales (qui sont juste au dessus du rein), et il s’agissait plutôt d’une irritation par l’hématome post-opératoire. Les racines nerveuses lombaires ne sont effectivement pas très loin. Le plus important est alors de vérifier que la fonction nerveuse est bonne (sensibilité et force au niveau de la cuisse) et ensuite de s’en occuper comme une cruralgie habituelle 🙂

        Je vous envoie cela en mail au cas où vous passeriez à côté.
        Bonne journée à vous !

          Shirley · mai 15, 2022 à 3:50

          Je vous remercie infiniment pour votre réponse. Il me semble aussi important de connaître la cause de la cruralgie afin de pouvoir la traiter. Savez vous quel est l’examen de référence pour repérer les hématomes post opératoires ? Serait il intéressant de passer un EMG selon vous ? La douleur se situe dans le bas du ventre ( proche de la cicatrice)irradie dans la hanche et le dessus de la cuisse. Elle crée une sensation de pincement ou de décharges électriques.Elle est un peu atténuée par la chaleur. Heureusement, il ne me semble pas qu’il y ait une perte de la fonction nerveuse. Si nous sommes face à une cruralgie « habituelle », vous semble t il normal que je sois aussi douloureuse après un mois? En effet, le Lyrica atténue un peu, mais il reste des pics très douloureux et la douleur ne disparaît jamais complètement. Enfin, est il possible de vous consulter en cabinet et sur quelle ville ? Merci encore pour le temps accordé et bonne fin de journée. Shirley

          Eric Bouthier · mai 15, 2022 à 10:53

          Je ne suis pas certain de savoir comment évaluer un hématome post-op (d’autant plus qu’il a pu disparaître depuis, et il reste la sensibilité augmentée du nerf).
          Dans mon rôle de kiné, j’irais surtout vérifier la sensibilité cutanée et la force musculaire, je laisse le médecin juger de la pertinence d’un EMG.

          Une cruralgie met en moyenne plus de temps à disparaître qu’un lumbago simple, donc à mon sens il est normal qu’il y ait encore une douleur significative à un mois. Tout cela est à mettre en lien avec votre situation, je ne peux pas être certain à 100% de mes propos ici.
          Je travaille actuellement en cabinet à Ivry Sur Seine en banlieue parisienne. Je peux peut-être vous conseiller un praticien si vous habitez ailleurs qu’à Paris.

          Bonne fin de journée à vous aussi

Anne · septembre 1, 2019 à 8:39

Bonjour
Bravo pour vos articles !
J ai une hernie avec sciatique depuis 7 mois. Je suis abonnée aux lombalgies en tps normal. Je suis très sportive, 49 ans ( pilate, sports en salle et GOLF que j ai commencé il y a 1.5 ans et que je pratique avec assiduité . J avais commencé les competitions). J ai tout arrêté avec la hernie ( douleurs) mais je continuais le golf qui ne me faisait pas mal. L IRM en juillet a été le coup de grâce. J ai pris concience du pb. J ai arrêté le golf et j attends que ça passe. Les mois passent…. et le fait de ne plus faire de sport me ronge le moral. Je le supporte mal mais tant que la douleur est là… ma question: je suis passionnée par le golf, je n avais pas de douleur lorsque je jouais…… mais bon ….. C est peut être pas non plus un sport conseillé pour une hernie, s est peut être même l élément déclencheur … d apres vous , je peux reprendre tranquilement ou pas…. ( ma hernie me fait tjrs mal, peut être un léger mieux, j arrive en fin de nuit à m allonger sur le dos ). J ai RDV chez chirurgien ds 3 mois, je ne peux pas être bien ds ma tête si je ne fais pas de sport. Je voudrais que la douleur passe sans opération et je ne voudrais pas que le golf l a grave ou l entretiene. Quel est votre avis ? Mille mercis

    EricBouthier · septembre 1, 2019 à 10:36

    Bonjour Anne,
    Merci pour votre commentaire !
    J’imagine que la situation est très tendue pour vous sans activité sportive, surtout si le sport a une grande place dans votre vie habituellement.
    Si je comprends bien, vous vous trouvez dans un dilemme où vous avez très envie de reprendre le sport, mais vous ne voulez pas griller vos chances de récupérer sans opération.

    Mon avis est qu’il est important de reprendre progressivement ses activités après un épisode très douloureux. Les mouvements et l’activité physique sont même importants pour la bonne guérison du disque intervertébral.

    Peut-être pouvez-vous réessayer de petites séances de golf ? (quitte à commencer par du 9 trous, du putting, etc) 🙂 À vrai dire, vous aviez continué le golf jusqu’à juillet sans souci, ce serait dommage de se priver d’une activité physique que vous tolérez bien. Vous avez maintenant arrêté depuis plusieurs semaines, donc reprenez progressivement et profitez. N’hésitez pas à consulter un kinésithérapeute (de préférence qu’il s’y connaît en golf, tant qu’à faire) pour travailler sur certains mouvements qui vous font encore peur.

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