En lisant votre compte-rendu d'IRM, vous tombez sur un terme étrange : "Modic". Vous cherchez des explications, et contrairement à la hernie ou à la discopathie, vous ne trouvez pas grand chose concernant ce fameux Modic ! 

Autant vous prévenir tout de suite : nous ne savons pas encore tout sur la nature de ces signes ni sur le traitement idéal à choisir. Je vous présente dans cet article les connaissances actuelles sur le sujet. Comme toute donnée scientifique, ce contenu n'est pas définitif et il est amené à être complété ou réfuté dans le futur.

Cet article est destiné au grand public. Pour les professionnels qui passent par là, les références bibliographiques sont disponibles dans l'article.

Nature des signes de Modic

Compte-rendu d'IRM qui mentionne un Modic 1

Qu'est-ce que c'est ?

Les signes de Modic sont des modifications observées à l'IRM au niveau des plateaux vertébraux d'une ou plusieurs vertèbres. Les plateaux vertébraux se trouvent, schématiquement, au dessus et en dessous de chaque vertèbre (voir le schéma ci-dessous)

Visuellement, les plateaux vertébraux apparaissent soit éclaircis soit plus foncés que d'habitude, en fonction du réglage de l'IRM et du type de Modic.

Ces signes reflètent l'évolution d'une discopathie présente à cet étage-là. 

Les étages L4-L5 et L5-S1 sont les plus souvent concernés.

Ils tirent leur nom d'un médecin radiologue américain, Michael T. Modic, qui les a décrit en 1986.

Où se trouve le plateau vertébral d'une vertèbre ?

Schéma montrant la position des plateaux vertébraux, sièges des signes de Modic

Comment repère-t-on les signes de Modic ?

Ces signes ne sont visibles que sur une Imagerie par Résonance Magnétique.

Les médecins sont les personnes à consulter pour analyser votre examen. Encore une fois, ne montrez pas vos résultats d'IRM à tout le monde.

Quels sont les différents signes de Modic et leur signification ?

Modic 1

On observe de l'inflammation et un œdème de la moelle osseuse dans la région du plateau vertébral.

Cela semble correspondre à un stade de progression de la discopathie au niveau du disque intervertébral concerné.

Modic 2

On retrouve une infiltration graisseuse au niveau de la moelle osseuse, toujours sous le plateau vertébral.

Cela semble correspondre à un stade de stabilisation de la discopathie au niveau du disque intervertébral concerné.

Modic 3

On observe une condensation de l'os sous-chrondral, c'est-à-dire une augmentation de la densité de l'os présent sous le plateau vertébral. Il s'agit d'une modification également observable en cas d'arthrose au niveau d'autres articulations, pour mieux absorber les contraintes.

Ce type, bien que décrit dans les études, est rarement retrouvé en pratique. 

Quel pourcentage de la population possède cela ?

D'après une revue systématique (ici), ces signes sont présents chez environ 6% de la population générale et chez environ 43% de la population lombalgique (ceux qui ont mal au dos). Il semble donc que ces signes soient plus fréquemment retrouvés chez les personnes ayant mal au dos. 

Parmi eux, on retrouve une majorité de types 2, puis des types 1 et enfin de rares types 3. On voit aussi des mélanges de type 1 et 2 (mixtes).

Quels sont les facteurs de risques des signes de Modic ?

Les facteurs de risque sont encore sujets à discussion. (réf, réf, réf)

Les signes de Modic surviennent quasi exclusivement à un étage où il existe déjà une discopathie dégénérative

La survenue d'une hernie discale augmente le risque de développer un Modic 1 dans l'année qui suit. De même, un geste invasif sur un disque intervertébral (chirurgie, infiltration, etc) semble augmenter le risque de développement de signes de Modic par la suite.

L'avancée en âge semble être un facteur de risque. Ceci paraît logique, vu que nous avons de plus en plus en dégénérescence discale au fil des années (y compris chez les personnes qui n'ont pas mal au dos).

Enfin, l'association tabac + surpoids semble également  constituer un terrain propice au développement de ces modifications des plateaux vertébraux. Ces deux facteurs sont connus pour altérer le métabolisme et la santé de notre corps.

En revanche, l'activité physique ne semble pas être un facteur de risque, y compris les charges importantes de travail physique. 

Être exposé à des vibrations au travail n'est apparemment pas non plus un facteur de risque. (réf)

Pourquoi les signes de Modic apparaissent-ils ?

Le mécanisme d'apparition de ces signes n'est pas encore élucidé à ce jour. Plusieurs hypothèses sont encore en train d'être étudiées par les chercheurs. (réf)

L'inflammation qui caractérise le Modic de type 1 pourrait persister pour différentes raisons :

  • La persistance de micro-fissures au niveau du plateau vertébral que le corps continuerait à guérir au fil du temps
  • Une réaction du système immunitaire qui se met à cibler des éléments du disque intervertébral
  • Une infection bactérienne au niveau du plateau vertébral

Je rappelle qu'aucune de ces hypothèses ne fait encore consensus dans le milieu professionnel.

Par ailleurs, ces points ne doivent pas changer quoique ce soit à vos activités du quotidien. Par exemple, inutile de limiter les mouvements ou l'activité physique parce que j'évoque des "micro-fissures", cela n'aiderait pas votre corps.

Au contraire !

Est-ce que c'est cela qui cause la douleur ?

Dans le cadre des lombalgies chroniques, il existe rarement une unique cause de la douleur. On observe plutôt plusieurs facteurs qui participent à la douleur et créent ce que l'on ressent au quotidien.

Les signes de Modic semblent associés à la douleur (réf). C'est-à-dire que les personnes chez qui on détecte ce signe ont plus de chances d'avoir mal au dos que les autres, notamment en cas de type 1. Cela est probablement dû à la présence d'inflammation dans ce type en particulier.

Néanmoins, comme tout résultat d'imagerie, un signe de Modic doit être interprété et mis en perspective par un professionnel de santé. Repérer un signe de Modic ne signifie pas que ce signe est 100% responsable de la douleur.

On retrouve également ces signes chez des personnes sans douleur. Par conséquent, cela signifie que tous les Modic ne sont pas accompagnés de douleurs. 

La douleur reste le fruit d'une multitude de facteurs, dont votre style de vie, votre santé générale, les mouvements que vous faites ou non, votre façon de réagir à la douleur, etc. Ce n'est pas un reflet fiable de l'état de votre dos !

Comment cela évolue au fil du temps ?

Les signes de Modic

Les changements observés au niveau des plateaux vertébraux ne sont pas figés dans le temps. Le type 1 en particulier possède la capacité de se convertir en type 2, ou plus rarement de revenir à une absence de Modic.

Une première étude du fameux Dr Modic (réf) avait trouvé que la majorité des types 1 se convertissaient au moins partiellement en type 2. Malheureusement, l'échantillon de patients est trop faible (6) pour s'arrêter là.

Une deuxième étude (réf) a suivi 48 signes de type 1 sur plusieurs années. 37.5% se sont convertis en type 2, tandis que 39.6% sont devenus plus marqués. 14.6% se sont partiellement convertis en type 2, et enfin 8.3% n'ont pas évolué.

Enfin, une autre étude (réf) s'est intéressée à l'évolution des signes de Modic chez 60 personnes souffrant de sciatalgie.  Cette fois-ci, 14% des disques intervertébraux étudiés ont changé de signe Modic : soit du type 1 vers le type 2, soit l'inverse.

Ces études ne sont pas suffisamment grandes pour nous permettre de nous prononcer avec certitude sur l'évolution des signes au fil du temps. Nous pouvons en tout cas conclure que ces choses PEUVENT changer. Elles ne sont pas définitives.

La douleur et le handicap

Selon une étude publiée en 2016 (réf), 64% des personnes présentant un type 1 ont vu leurs douleurs diminuer dans un délai d'un an.

D'après cette étude, la diminution de la douleur était associée à une régression du type 1. Lorsque le Modic 1 ne changeait pas, les douleurs persistaient. Cela laisse penser qu'il faut que le Modic disparaisse pour que la douleur s'en aille également.

Ces personnes semblent également mettre plus de temps à récupérer que les autres. (réf)

Toutefois, toutes les études ne vont pas dans ce sens. Une autre étude, montrait que l'évolution de la douleur n'était pas nécessairement reliée à l'évolution du Modic de type 1. (réf)

Autrement dit, il est possible de se sentir mieux que le Modic 1 disparaisse ou non, car d'autres facteurs peuvent changer en parallèle.

Combien de temps cela peut-il mettre pour changer ?

L'évolution des plateaux vertébraux se fait au long terme.

L'étude de Modic a observé les conversions d'un type 1 à un type 2 dans un délai de 14 mois à 3 ans. Les deux autres études citées deux paragraphes plus haut ont respectivement suivi les patients pendant 1 à 6 ans, et pendant 3 ans.

Tout comme certaines hernies discales lombaires, il semble que l'évolution naturelle des signes de Modic puisse prendre jusqu'à plusieurs années. À ma connaissance, les traitements n'ont pas encore montré d'influence sur la durée d'évolution de ces changements.

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Traitement des signes de Modic

Le traitement des Modic reste encore à établir plus précisément

Existe-t-il des médicaments spécifiques aux signes de Modic ?

Les médicaments proposés sont les mêmes que pour les lombalgies habituelles. Aucune étude solide n'a proposé de traitement médicamenteux particulier dans cette situation. La piste des antibiotiques est actuellement étudiée par les chercheurs (réf).

Les conclusions sont alors les mêmes que d'habitude (HAS 2019) : seuls les anti-inflammatoires non stéroïdiens (Voltarène, Diclofénac, etc) et les opioïdes légers (Lamaline, Tramadol, etc) peuvent avoir un intérêt sur la plus petite durée possible et en respectant les doses prescrites ++++.  L'auto-médication est fortement déconseillée.

Je comprends tout à fait la tentation de prendre plus de médicaments pour tenter de faire partir cette satanée douleur (pour rester poli). Néanmoins, les accidents liés aux prises médicamenteuses sont une réalité. Soyez vigilants, et discutez-en avec votre médecin dans tous les cas

La chirurgie est-elle utile dans ce cas ?

Les deux opérations qui ont intéressé les chercheurs dans le cadre des signes de Modic sont la prothèse discale et l'arthrodèse.

Malheureusement les résultats des études cliniques sur ces opérations sont pour l'instant décevants. Ils ne permettent pas de recommander la chirurgie dans cette situation (au vu des coûts et risques associés). 

Actuellement, il y a peu de place pour la chirurgie (arthrodèse ou prothèse discale) chez les patients souffrant des lombalgies non spécifiques.  (réf)

Les injections de corticoïdes sont-elles efficaces ?

Certains médecins proposent des injections de corticoïdes en cas de signe Modic de type 1 résistant au traitement conservateur. Des équipes françaises sont particulièrement investies dans cette voie (réf)

Le principe est simple : injecter de puissants médicaments anti-inflammatoires (les corticoïdes) dans le disque intervertébral pour tenter d'agir sur l'inflammation.

Les études scientifiques semblent retrouver un bénéfice au court terme, mais les effets au long terme sont soit décevants, soit inconnus. Les résultats varient en fonction des études. (réf, réf)

À ma connaissance, les études se sont surtout intéressées à l'évolution de la douleur et du handicap, mais pas à l'évolution du signe de Modic.

Un autre point important à considérer est qu'un geste invasif sur le disque intervertébral est ... un facteur de risque de dégénérescence discale et potentiellement de Modic de type 1. (réf)

En définitive, les injections intra-discales de corticoïdes sont à discuter avec une équipe médicale spécialisée, en pesant le pour et le contre.

Les injections de PRP sont-elles efficaces ?

Les injections de Plasma Riche en Plaquettes (PRP) dans le cadre des signes de Modic sont une approche relativement récente.

En principe, l'injection de PRP est censée favoriser la cicatrisation et la régénération du disque intervertébral, et ainsi progresser d'un Modic de type 2 vers une absence de Modic tout court. 

Une étude clinique a déjà été réalisée (réf), mais elle ne concernait pas spécifiquement les signes de Modic.

Globalement, la recherche scientifique sur les injections de PRP est encore jeune. D'autres études sont nécessaires avant de recommander le recours à ces injections.

Peut-on faire de l'exercice ?

C'est une excellente question, car on aurait vite tendance à conclure qu'il faut éviter de faire de l'exercice. Pourtant, il semble que le repos complet ne soit, une fois de plus, pas une bonne idée.

D'une part, les mouvements et les efforts ne sont pas dangereux pour le dos, tant que vous respectez une progression suffisante. Au contraire, l'activité physique semble aider votre dos à rester en bonne santé. Le mouvement et la charge permettent à vos disques intervertébraux de s'hydrater et de se renforcer.

D'autre part, l'exercice physique possède de nombreux bienfaits sur la douleur et sur la santé en général (santé mentale y compris !). Il serait dommage de se priver de ces effets positifs sans avoir de raison solide de le faire.

Il n'y a pas de preuve, à ma connaissance, que l'activité physique ait une influence négative sur l'évolution des signes de Modic.

Ce qui est sûr, c'est que le dosage de l'exercice semble particulièrement important en cas de signes de Modic de type 1.

L'activité physique va-t-elle aider à faire disparaître la douleur ?

L'exercice physique est l'un des moyens anti-douleur les plus accessibles et les plus bénéfiques pour la santé en général. Les recommandations internationales concernant la prise en charge du mal de dos soulignent toutes l'importance de l'activité physique.

Dans le cadre des signes de Modic de type 1, il se pourrait que l'activité physique soit moins efficace que d'habitude sur l'intensité de la douleur.

Dans une étude (réf), les personnes qui s'adonnaient à de l'activité physique évoluaient de la même manière que les personnes qui se reposaient et évitaient les efforts.

Cependant, les bénéfices de l'activité physique s'étendent bien au delà de la douleur :

  • Pouvoir (re)faire certaines activités de loisir avec un niveau tolérable de douleur
  • Pouvoir (re)travailler dans des conditions satisfaisantes
  • Par conséquent, pouvoir sociabiliser de nouveau, se faire plaisir et être en contact avec des amis/collègues/etc.
  • Prendre confiance en son corps et ressentir moins d'appréhension à bouger
  • Améliorer son style de vie (dont un aspect important, le sommeil)
  • Se sentir plus fort au quotidien, plus endurant, moins essoufflé
  • Diminuer le risque de nombreuses pathologies
  • Améliorer sa santé mentale
  • Etc

Les thérapies alternatives peuvent-elles m'aider ?

Les thérapies alternatives forment une grande famille de thérapies non conventionnelles aux principes et aux moyens différents. Je vais pourtant les traiter comme une seule entité dans cette question. 

Il est envisageable d'avoir recours à de telles thérapies pour le bien-être, tant qu'elles n'interférent pas avec le reste de la prise en charge (dans leurs moyens et dans leur discours).

Il est également important que ces thérapies ne prétendent pas "soigner" ou corriger la "cause du problème". De nombreuses personnes se perdent dans les dérives de thérapeutes qui prétendent avoir une action sur une discopathie, par exemple.

Le soulagement procuré par ces thérapies est en grande partie dû à des effets contextuels (dont l'effet placebo) ou à des effets neurophysiologiques temporaires. Si ces effets ne sont pas inutiles, les surestimer ou mal les interpréter peut avoir de fâcheuses conséquences.

En définitive, que pouvez-vous faire à partir d'aujourd'hui ?

Cet article peut vous donner l'impression que "rien ne fonctionne". Ce n'est pas le message que je souhaite vous transmettre. Cet article reflète surtout le manque d'informations de qualité à notre disposition en 2020.

Si aujourd'hui nous ne connaissons pas le traitement idéal en cas de signes de Modic, cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire. Voilà plusieurs points qui résument les meilleures choses à faire si vous êtes dans ce cas de figure.

Une prise en charge pluridisciplinaire raisonnée

Il est important de travailler avec des professionnels de santé formés à la prise en charge des douleurs persistantes et qui connaissent les signes de Modic. Chaque professionnel (médecins, kinésithérapeute, psychologue, etc) vient alors travailler sur les aspects de la douleur qui le concernent.

Lorsque vous voyez différents thérapeutes dont les discours se contredisent, vous réduisez vos chances de bien récupérer.

Des objectifs bien posés

Établir des objectifs en termes de loisirs et d'activité physique permet de ne pas viser uniquement la disparition de la douleur (objectif sur lequel nous ne sommes actuellement pas très bons !). 

Vous pouvez choisir différentes activités qui vous plaisent, les trier par difficulté, et progresser vers les plus accessibles en faisant équipe avec votre kinésithérapeute.

Une approche globale de la douleur

Améliorer certains aspects de votre style de vie peut vous aider à soulager la douleur. Les troubles du sommeil sont connus pour favoriser la persistance des douleurs. Si vous ne dormez pas suffisamment (en quantité et/ou en qualité de sommeil), cela peut augmenter la douleur que vous ressentez. 

Parfois, la douleur elle-même peut vous empêcher de bien dormir, et il existe alors un cercle vicieux. Mieux dormir quand on a mal au dos fait l'objet d'une fiche pratique.

Une meilleure compréhension de la douleur

Mieux comprendre le fonctionnement de la douleur permet de se libérer de certaines idées reçues. Si le dos peut parfois être sacrément sensible, il n'en reste pas moins solide. Ces deux choses vous paraissent-elles incompatibles ? Les articles Comprendre Son Dos regorgent d'explications sur la douleur. 

Il est difficile de recommencer à bouger librement si l'on a peur de se blesser à chaque mouvement !


Conclusion  

Il reste encore beaucoup de points d'interrogation concernant les Modic en 2020

Il y a encore beaucoup à apprendre sur les signes de Modic et sur leur traitement. 

Néanmoins, je ne souhaite pas terminer cet article sur une note défaitiste. Gardons à l'esprit que l'évolution naturelle est globalement favorable, dans des délais malheureusement conséquents.

Les signes de Modic ne sont pas l'unique facteur qui peut participer à l'apparition de la douleur et à sa persistance. D'autres facteurs dans votre vie ont de l'importance. Peut-être même une importance aussi grande que ces signes ! Le Modic n'a pas besoin de disparaître pour que des choses commencent à changer dans votre vie et dans vos sensations au quotidien. 

Ne pas se voir proposer d'option claire et efficace peut être sérieusement frustrant. Pire, vous pourriez essuyer des rejets de la part du corps médical en cas de non-amélioration de votre état. Cela ne signifie ni que vous êtes un mauvais patient, ni que tout cela est de votre faute. 

L'un des principaux risques que je perçois ici est la tentation de se tourner vers les thérapies alternatives. Certains thérapeutes affirmeront peut-être détenir la solution parfaite à votre problème. Leurs discours seront parfaitement rodés et séduisants. Restez vigilants face aux traitements miracles, et prenez soin de vous.

Une autre question ?

La section commentaires ci-dessous est un espace d'échange dans lequel vous pouvez poser vos questions supplémentaires sur le sujet des signes de Modic.

Professionnels, c'est également ici que je vous invite à déposer vos remarques et/ou vos questions concernant cet article. S'il manque des informations ou si des erreurs se sont glissées dans ces lignes, je suis tout à fait disposé à rectifier ou compléter l'article.

Catégories : L'origine de la douleur

  • Guigardet dit :

    Merci pour votre article Qui peut aider les personnes à y voir un peu plus clair.
    Savez-vous quels antibiotiques ont été utilisés dans les essais ? Auriez-vous de la bibliographie à ce sujet?
    Docteur GUIGARDET

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour,

      Il me semble que l’étude emblématique est celle Albert & al en 2013 ( https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3631045/ ). Le traitement du groupe test consistait en 100 jours d’antibiotiques oraux (Amoxicilline + acide clavulanique, Bioclavid). L’étude avait fait parler d’elle car unique en son genre, avec une réduction significative de la douleur en faveur du groupe expérimental. Néanmoins, d’autres essais cliniques ont tenté de répliquer ces résultats depuis, avec moins voire pas de succès. Notamment une étude norvégienne en 2019, utilisant le même antiobiotique pour une durée similaire ( https://www.bmj.com/content/367/bmj.l5654 ).

      Une revue de la littérature danoise de 2020 semble conclure contre l’utilisation des antibiotiques, mais malheureusement je n’arrive pas à y accéder. ( https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33046199/ )

      Merci pour votre question, effectivement je n’ai pas mentionné les antibiotiques dans l’article en raison de cette controverse.

  • Chris dit :

    Bonjour, article très intéressant j’ai une discopathie modic1 et suspicion SPA .. j’envisage une séance de NIROMATHE , le kiné spécialisé dit pouvoir me soulager de la douleur .
    Ma kiné actuelle me masse et lors d’une séance de ballon de 15 min j’ai souffert 4h plus tard, impossible de marcher . .on m’a dit qu ‘en modic 1 le ballon était fortement déconseillé…je souffre au quotidien surtout après plusieurs heures de travail ou activité à la maison ,qui croire …elle elle dit que si le lendemain je n’ai plus mal …pas de contre indication …merci

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Christel,
      À mon sens, une séance de Niromathé peut apporter un soulagement au court terme, mais n’a peu de chances de changer qqchose à plus long terme.
      Je comprends que vous vous sentiez perdue vis-à-vis de la conduite à tenir face à la douleur. On entend parfois qu’il faut éviter toute activité qui déclenche la douleur, parfois l’inverse..

      Reprendre progressivement les mouvements et sortir de séances de massage exclusif est une bonne idée. Concernant votre expérience avec le ballon, c’est assez difficile à résumer en une réponse. Un exercice inhabituel peut déclencher des douleurs temporaires. Parfois c’est la répétition d’un certain mouvement qui provoque cela, et on cherche alors à refaire ce mouvement très progressivement, pour éviter une trop grosse augmentation des douleurs et pour permettre au corps de s’y réhabituer. Si les douleurs n’ont pas augmenté le lendemain, c’est vrai que c’est plutôt bon signe.

      En tout cas, pas de contre-indication au ballon en cas de Modic 1 à ma connaissance.
      Que faire ? Voilà une piste : réessayer un mouvement en position assise qui reste facile à faire pour vous, le faire par exemple 10 fois, et voir comment vous vous sentez ensuite. Si cela se passe bien, vous pouvez le faire de temps en temps dans votre journée, pour offrir un peu plus de mouvement à votre dos.

  • Hamoudi Martine dit :

    bonjour, j’ai une discopathie dégénérative de type modic 2 à l’étage L5S1 sans saillie discale ou conflit discoradiculaire notable. Arthrose zygapophysaire étagée. Doi-je recourir à la chirurgie svp?
    Merci pour votre réponse.
    Martine

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Martine,
      C’est difficile à dire car la décision de la chirurgie se prend également en fonction de l’histoire de vos symptômes et d’un ensemble d’autres facteurs importants. Je ne peux pas vous apporter de réponse précise sans risquer de vous dire des bêtises, désolé !

  • Lahlou Amina dit :

    Amina Lahlou
    Bonjour
    Hernie discale L4L5 à 27 ans Chimionucleolyse ratée en 1988 car la methode n’était pas au point
    Extraction du disque L4L5 fin 1988
    Douleurs sciatiques quotidiennes gérées pendant 30 ans avec un minimum de médicaments mais avec de la natation et des exercices au sol
    Et depuis 4 ans la sciatique disparait peu a peu pour laisser place à des douleurs croissantes au niveau de la hanche
    Douleurs jour et nuit d’intensité croissante
    Rien n’y fait anti-inflammatoires corticoides infiltrations …
    Et le diagnostic vient juste de tomber Modic
    En lisant votre article toutes mes questions ont trouvé leurs réponses un immense merci
    Comme puis je suivre l’evolution des recherches ?

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Amina,
      Cela fait donc très longtemps que vous vivez avec ces douleurs. Je suis ravi que l’article ait répondu à vos questions !
      En ce qui concerne les recherches, ce n’est pas simple en tant que patient car il faut aller lire les études scientifiques, et c’est assez hermétique… J’essaierai de mettre à jour cet article au fur et à mesure, en faisant à nouveau une recherche sur les articles parus à partir de 2021.
      Bon week-end à vous

  • Lotteau dit :

    Bonjour, peut-il y avoir un lien entre le syndrome de Sapho et un signal modic 1 en C2C3? En plus de ces 2 entités mon épouse souffre maintenant d’une lombalgie non encore explorée en imagerie. Pour info son Sapho est stabilisé par la prise de tetracyclines 50mg 2 fois par semaine (quasi plus de douleur acromio claviculaire, qq lesions demato palmaires peu intenses).
    Merci d’avance
    Dr Lotteau Hervé, vétérinaire

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour, ne connaissant pas du tout le syndrome de Sapho je me suis brièvement renseigné à ce sujet. Il existe apparemment une composante d’ostéomyélite, ce qui pourrait participer à de l’inflammation sous les plateaux vertébraux (vu qu’il s’agit d’une zone avec de la moelle osseuse). Néanmoins cela reste une réponse improvisée et peu informée, je pense qu’un médecin rhumatologue connaissant le syndrome de SAPHO pourrait davantage vous renseigner. Je ne voudrais pas vous dire de bêtise.
      Cordialement
      Eric Bouthier

  • Kevin dit :

    Bonjour, j’ai été opéré en 2014 d’une hernie discale en L5/S1 et L4/L5. L’opération a très bien fonctionné et j’ai rapidement retrouvé une vie normale.
    Depuis 6 mois maintenant, je souffre énormément du dos et par moment du nerfs sciatique. L’IRM a révélé une hernie discale en L5/S1 et discopathie Modic 1 au même étage.
    Je n’arrive pas à rester assis plus de quelques minutes, j’ai l’impression d’avoir le coccyx fêlé. Le neurochirurgien qui m’a opéré en 2014 m’indique que cette douleur est lié à un disque très très abîmé.
    J’ai essayé la semaine dernière une infiltration mais cette dernière n’a pu être réalisée au niveau de la hernie car, selon le médecin ayant réalisé l’infiltration, il existe un risque de paraplégie lors de l’infiltration d’un patient déjà opéré. L’infiltration a été réalisé quelques cm en dessous et le résultat ne se fait pas sentir.
    Je souffre assis, je souffre debout en statique, je suis gêné allongé, il n’y a que quand je bouge que je ne me sens pas trop mal, mais il m’est impossible de bouger toute la journée sachant que je bosse dans un bureau. Une belle galère. Je revois le chirurgien fin avril, je ne sais pas ce qu’il pourra me proposer. Je perds le moral de jours en jours.

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Kevin,
      Votre situation doit effectivement être délicate au quotidien. Qu’avez-vous essayé pour rendre votre position assise plus dynamique ? Peut-être un accessoire pour bouger plus facilement dans la journée pourrait-il vous aider ? (ballon, siège spécial, coussin..)
      Bon courage

  • Arnaud dit :

    Bonjour
    Je souffre d’une discopathie l5 S1 modic 1avec hernie discale à migration descendante .
    Cela fait 7 ans que la première crise est survenu par la difficulté d’uriner sans plus de douleur au dos que ca(poseur de menuiserie port de charge très lourde)
    L’équipe médicale qui m’a suivi à l’époque n’a pas voulu m’opérer mais avec un traitement (tramadol ketoprofene) cela est passé.
    Mais depuis 1 mois rebelotte cela est réapparu de la mêmes façon difficulté d’uriner sans douleur au dos.
    De nouveau ketoprofene cela est passé mais des douleurs au dos modérés sont apparu avec surtout un pied droit qui picote et un talon dur comme du béton, et là rien y fait.
    Dans ces temps compliqué pour le corp médicale dur de voir des spécialistes vers quel solution me tourner ?
    Un neuro ma parlé d’injection de botoxe avez vous des info sur ce procédé ?

    Merci énormément pour votre article car les informations médicale sont soit incompréhensible pour le commun des mortels soit inexistante.

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Arnaud,
      Si je comprends bien, les médecins ont écarté les risques de problèmes sérieux (compression nerveuse, perte de force..). Dans ce cas, j’aurais tendance à conseiller de voir un kinésithérapeute pour essayer différentes approches (mouvements, exercices, etc).

      Pour le botox, je savais qu’il existait des injections dans le piriforme pour l’empêcher de se contracter. Après une courte recherche supplémentaire, il semblerait que des médecins français l’utilisent aussi pour jouer sur les douleurs neuropathiques (comme les sciatiques). Par contre c’est apparu au cours de ces dernières années, et je n’ai aucune idée de l’efficacité potentielle.

      Je vous souhaite bon courage dans votre progression.

  • Christine GOHIER dit :

    Bonjour,
    Je vis depuis des années avec des douleurs lombaires. Nucléolyse L4-L5 en 1996.
    Discopathie dégénérative étagée lombaire avec hernie discale L2-L3 et L3-L4. Suite à un 3 épisode de lombo cruralgie invalidante en 2017 et 2018 les infiltrations ont donné de bon résultats.
    Nouvel épisode en décembre 2020. Discopathie MODIC 2 L2-L3 . Depuis malgré les infiltrations les antalgiques la kiné…. je souffre le martyr, même la nuit je ne peux plus me tourner dans mon lit .
    Je ne sais plus quoi faire pour me sortir de cet enfer douloureux. Je fais des épisodes invalidants, ou la douleur est telle que je ne peux plus bouger. Comment me sortir de cet enfer ????? J’en peux plus . Quels conseils pouvez vous me donner ? Merci d’avance.

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour,
      Lorsque la douleur est la plus intense, avez-vous essayé de mettre en place des techniques de respiration ? Dans des moments très difficiles, nous avons tendance à nous contracter davantage (ce qui participe à maintenir la douleur) et notre attention est bien entendu happée par l’endroit qui fait mal. Vous avez par exemple la cohérence cardiaque, la respiration carrée ou encore la respiration 4/7/8 (que vous trouverez aisément sur Youtube).
      Vous pouvez aussi essayer de vous relâcher autant que possible, d’abord dans une position dans laquelle c’est facile (allongée, peut-être), puis dans des positions dans lesquelles c’est moins facile (assise avec le dos calé, puis non calé, puis debout/en marche etc).
      Vous pouvez peut-être trouver des directions de mouvements qui vous soulagent : pour certains c’est plutôt en flexion (les mouvements qui arrondissent le bas du dos), pour d’autres c’est en extension (quand on creuse le bas du dos)… Si vous arrivez à identifier des mouvements qui vous soulagent, cela peut être un outil précieux en période de crise.
      Dans tous les cas, je ne peux que vous encourager à consulter un kinésithérapeute formé à la prise en charge des douleurs chroniques car c’est une prise en charge particulière.

      Bon courage à vous et bonne progression

  • Ruby dit :

    Bonjour,
    A la lecture de votre article (et d’échanges sur le sujet dans un groupe FB), je me permets de vous donner mon témoignage concernant l’étude d’injection de PRP au niveau L4-L5 dont j’ai bénéficié en septembre 2020. En parallèle, j’essaye de garder une activité physique constante (marche, parfois natation, exercices de renforcement et étirements).
    Pour moi, je ne constate aucune amélioration de mes douleurs. C’est également constaté sur ma dernière IRM, qui date de mars (et donc, en théorie, sur laquelle on aurait dû voir une évolution).
    Les douleurs nocturnes sont toujours là. Les douleurs diurnes fluctuent d’un jour à l’autre.
    Je me demande par contre quelle est l’influence de l’alimentation (sucre) sur ces douleurs. On sait que le sucre a un côté inflammatoire. On m’a également conseillé un régime alkalin. Quel est votre avis sur cette alimentation adaptée ?
    Merci !

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour,
      Je suis désolé d’apprendre que vous n’avez pas eu d’amélioration avec cette approche.
      J’avoue ne pas avoir creusé l’aspect alimentation jusqu’à présent. À ma connaissance, l’alimentation peut jouer un rôle dans la douleur, mais nous ne savons pas à quel point cette influence est importante ou non.

      Dans le domaine des thérapies alternatives, l’acidité est souvent pointée du doigt comme la cause de nombreux problèmes de santé. Je souhaite juste vous avertir que ces affirmations ne sont souvent pas basées sur des preuves solides, et que les régimes alcalins ne sont ni forcément efficaces, ni forcément bons pour la santé d’une façon générale. Mon avis personnel sur la question est qu’il est bénéfique de s’intéresser davantage au contenu de notre assiette et d’essayer de manger des aliments de meilleure qualité, de limiter notre consommation de sucres rapides, d’aliments transformés, etc… sans tomber dans un régime trop radical.

      Nouvelle idée d’article : les connaissances actuelles sur les liens entre alimentation et mal de dos !

      Bonne continuation à vous

  • Marie FAGANT dit :

    Bonjour,
    J’ai 72 ans. Depuis 4 ans des douleurs modérées qui se sont aggravées en début d’année suite à des mouvements indiqués par mon kiné. Impossible de dormir en 2ème partie de nuit tellement la douleur est intense. L’IRM en avril a décelé un Modic 1 en L4/L5. Suis sous Lamaline après 7 jours de Ketoprofène. Du mieux, mais comment vais-je faire après ce traitement ? Je ne veux pas d’injections qui me font peur, trop de risques. Peux-t’on renouveler le traitement ?
    Merci pour votre réponse.

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Marie,
      Je vous conseille de poser vos questions concernant les traitements médicamenteux à votre médecin, car il ne s’agit pas de mon champ d’expertise. Je ne voudrais pas communiquer de fausses informations malgré moi.

  • Valérie dit :

    Bonjour
    Je viens de faire l’habituel parcours du combattant, avec IRM notamment. Je souffre depuis maintenant plusieurs années de sciatiques et cruralgies à répétition. L’IRM montre un modic 1 du plateau inférieur de L5. Je commence à avoir régulièrement la cuisse qui lâche. Les anti inflammatoires me soulagent temporairement. J’ai tenté des séances de kiné mais le kiné consulté s’est contenté de m’envoyer un courant électrique dans le nerf sciatique. Bref, rien ne fonctionne … J’ai entendu parler de la méthode de kiné Mac Kenzie … Qu’en pensez-vous ? Par ailleurs, est-ce que le fait de perdre du poids peut permettre une évolution dans le bon sens ? Merci de vos réponses.

    • Eric Bouthier dit :

      Bonjour Valérie,

      Concernant la méthode Mckenzie, elle semble avoir la même efficacité que les autres méthodes en kinésithérapie qui vous invitent à bouger et à faire des exercices. Je pense que le plus important est de consulter un kinésithérapeute formé à la prise en charge des douleurs persistantes, et qui ne fera pas que poser des électrodes (ce qui n’est pas de la kinésithérapie pour moi).

      La question de la perte de poids est importante et assez complexe. Pour faire simple : le surpoids est effectivement un facteur qui favorise la douleur. On peut penser directement à la surcharge mécanique que cela entraîne, mais ce n’est pas tout. La graisse abdominale sécrète des molécules pro-inflammatoires. Perdre de la masse graisseuse (quand on est en surpoids), c’est donc potentiellement atténuer l’inflammation dans le corps, donc atténuer la sensibilité du système nerveux, donc la douleur. Je l’explique dans cet article : https://comprendresondos.fr/2018/05/25/surpoids-et-mal-de-dos/
      Une autre chose importante est que les actions mises en place pour perdre du poids peuvent elle-même participer à diminuer la douleur : faire attention à son alimentation, faire de l’activité physique, etc.

      J’espère avoir pu vous éclairer !

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