Quel impact a votre hernie discale sur votre travail ? Vous avez sans doute mille questions en tête. Est-ce que je peux travailler avec une hernie discale lombaire ? Quel métier peut-on exercer dans ce cas de figure ? Ma hernie discale peut-elle être reconnue comme maladie professionnelle ? Les douleurs potentiellement liées à une hernie discale peuvent entraver la vie professionnelle, d'une simple gêne à une invalidité totale. 

Précédemment, nous avons abordé ce qu'est une hernie discale, pourquoi elles existent, les traitements non médicamenteux, la vie au quotidien avec une hernie et les critères d'opération.

Au delà des contraintes physiques et mentales, je considère que le travail est un moyen de se développer, de s'épanouir, de se créer soi-même. Si vous êtes à court de travail pendant une période prolongée, cela peut être déprimant et décourageant.

Dans cet article je vous apporte un maximum de réponses aux questions qui vous taraudent. Vos témoignages dans les bienvenus dans les commentaires tout en bas de la page.

Quel est le métier idéal pour ne pas avoir de hernie discale ?

Avant de lire la suite, à quels métiers pensez-vous ? Je suis sûr que vous avez déjà une idée en tête...

Pourtant, lorsque l'on regarde les statistiques disponibles, il ne semble pas exister un "métier idéal" qui préserverait des hernies discales.

Les études nous permettent de trouver les types de métiers avec lesquels on a plus de risques de se faire hospitaliser pour une hernie discale.

Ce n'est pas la même chose que d'avoir simplement une hernie discale (ce qui peut arriver à n'importe qui, parfois sans jamais le savoir). Effectivement, vous ne passez jamais d'IRM quand tout va bien. Cela serait un cadeau de Noël sacrément bizarre.

Le risque semble plus élevé avec les métiers physiquement éprouvants (avec beaucoup de manutention par exemple) (référence), mais pas uniquement !

Les métiers avec beaucoup de stress professionnel et des contraintes de temps figurent également parmi les métiers plus pourvoyeurs d'hospitalisation pour hernie discale (référence).

L'étude française de l'INRS retrouve des facteurs de risque similaires : avoir déjà eu mal au dos, travail physiquement éprouvant avec beaucoup d'inclinaison du tronc, insatisfaction professionnelle, etc.

Remarquez la présence de facteurs "mécaniques" ET "non mécaniques".

Quel métier choisir quand on a une hernie discale ?

Ce n'est pas tellement une question à laquelle on peut répondre scientifiquement. Idéalement, on cherche quelque chose qui apporte de la satisfaction et que l'on se sent capable de faire. Les métiers physiquement éprouvants peuvent parfois rester un objectif pertinent !

Connaître ses valeurs peut être utile dans cette réflexion. Nous en reparlons dans la question "Dois-je changer de travail à cause de ma hernie discale ?".

Femme assise devant son ordinateur avec une expression anxieuses et désemparée sur le visage

Le stress professionnel augmente-t-il le risque de hernie discale et de douleur ?

Une quantité raisonnable de stress professionnel est acceptable, voire appréciée par certains d'entre vous. Néanmoins, trop de stress place votre corps et votre esprit dans des conditions difficiles.

Votre corps se sent en danger, et vous ressentez plus facilement de la douleur pour vous protéger. Vous pouvez lire cet article pour comprendre les 4 conséquences du stress sur le mal de dos.

Sous quelles formes concrètes le stress professionnel peut-il être présent dans votre vie ?

  • Mauvaise ambiance au travail, mésentente avec les collègues
  • Conflit avec la hiérarchie, pression
  • Manque de contrôle sur votre propre travail, impossibilité de gérer vous-même votre activité par vos décisions (autonomie décisionnelle)
  • Charge cognitive et attentionnelle élevée (rester fortement concentré pendant de longues périodes, comme dans un travail à la chaîne)
  • Insatisfaction professionnelle
  • Contraintes de temps constantes
  • Avoir plus de travail qu'on ne se sent capable d'en gérer

Plus haut, nous avons vu que les personnes qui ressentaient beaucoup de stress professionnel avaient plus de risque de se faire opérer pour une hernie discale.

Mon avis personnel est que ces personnes n'ont pas plus de risque d'avoir une hernie discale, mais que celle-ci a plus de chance d'être symptomatique à cause du stress.

Combien de temps d'arrêt de travail après une hernie discale ? 

Dans les études, la durée de l'arrêt de travail est très variable. Les valeurs données sont des moyennes, avec d'importantes variations autour de celles-ci.

En 2019, une étude iranienne trouve que 80% des patients ayant bénéficié d'une chirurgie de hernie discale étaient de retour au travail en moins de trois mois après l'opération.  

Une étude norvégienne publiée en 2013 trouve que trois quarts des patients ont repris un travail à temps plein en deux ans (avec un format d'étude différent de la première).

Dans l'étude française de l'INRS, la moyenne est à 4.8 mois, avec une très forte variation entre les patients (de moins d'un mois à quasiment 9 mois).

Vais-je réussir à reprendre le travail après cette sciatique/cruralgie ?

Nous avons vu que la majorité des personnes reprennent le travail dans les mois et les années après une hernie discale symptomatique. C'est bon signe ! 

En fait, il existe beaucoup de choses qui sont associées à un retour au travail plus facile et plus rapide, ou au contraire plus tardif et compliqué.

D'après cette revue systématique néerlandaise, cela dépend par exemple :

  • De l'intensité de la douleur et du handicap au début de l'épisode douloureux (plus les symptômes sont sévères au début, plus on revient de loin)
  • De votre santé générale (autres pathologies comme des problèmes cardiovasculaires, du diabète, etc)
  • Des exigences du poste de travail occupé, des contraintes physiques et horaires, du salaire (qui déterminent à la fois la "difficulté" du travail et notre motivation à y retourner !)
  • De vos antécédents en termes de douleur (si vous avez déjà eu une sciatique ou une cruralgie, la récupération peut prendre plus de temps)
  • De l'efficacité du traitement mis en place (y compris vos attentes personnelles : si vous n'avez pas confiance dans le traitement, celui-ci a peu de chances de fonctionner)
  • Des peurs que vous pouvez avoir concernant le mouvement, la reprise d'activité, etc.
  • D'autres facteurs plus incertains : l'âge, la dépression, la rééducation précoce, etc.

Comment savoir si je suis prêt à reprendre le travail ?

La décision de reprise du travail peut être délicate à prendre. Beaucoup de patients m'expliquent qu'ils hésitent à retourner travailler.

À quoi bon recommencer, si c'est pour me remettre en arrêt dans deux semaines ? C'est parfois un casse-tête, surtout quand vous avez un rôle important au travail.

À mon avis, c'est une décision à prendre en concertation avec les professionnels de santé qui vous suivent et avec votre travail. Votre ressenti est alors essentiel. Que vous sentez-vous capable de faire ? De quelles adaptations avez-vous besoin ?

Préalablement à la reprise, mieux vaut vous sentir prêt à faire les activités impliquées par votre travail. Cela peut être de rester assis pendant 5 heures, ramasser des objets, transporter une charge, rester debout, etc. Cela fait partie de la rééducation !

En parallèle de vos capacités, vous aurez besoin d'une confiance suffisante en celles-ci. J'ai connu des personnes parfaitement capables de soulever une caisse de 10 kilogrammes, mais qui avaient des sueurs froides à l'idée de le faire au travail.

Communiquez ouvertement avec vos professionnels de santé (dont votre kinésithérapeute) sur vos sentiments et sur vos doutes. Bien entendu, cela requiert une bonne relation thérapeutique.

Reprendre alors que vous êtes morts de trouille entrainerait beaucoup de stress et par conséquent une sensibilité accrue à la douleur.

Travailleur sur un chantier en train de tenir un conduit déversant du ciment

Dois-je changer de travail à cause de ma hernie discale ?

La décision d'une reconversion est difficile à prendre. Il n'existe pas de critères précis ni d'études scientifiques qui permettraient de prendre cette décision. Je souhaite simplement vous partager deux remarques à ce sujet.

Lorsque le métier que vous pratiquez semble hors d'atteinte, il me semble important d'en discuter avec des professionnels de santé. Les douleurs peuvent être décourageantes, épuisantes, et nous donner une perception très négative et pessimiste de nos capacités.

J'ai travaillé avec beaucoup de personnes qui se sentaient incapables de reprendre leur travail, puis qui ont pu le faire grâce à leur prise en charge.

Lorsqu'un changement de poste, voire une reconversion semble inéluctable, quelques questions peuvent aiguiller votre choix.

Dans votre travail, qu'aimiez-vous exactement ? À quelles valeurs cela correspond-il en vous ? Comment pourriez-vous retrouver ces valeurs dans un autre travail ? J'en profite pour vous partager le jeu de cartes des valeurs de l'AFDEM (à imprimer).

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Est-ce que je peux travailler debout avec une hernie discale ?

Une sciatique sévère peut vous empêcher d'appuyer correctement sur la jambe concernée. Parfois, vous avez du mal à vous tenir droit, comme lors d'un lumbago. D'une façon générale, une hernie peut rendre la station debout prolongée plus difficile.

Dans ces conditions, un travail debout prolongé peut devenir insupportable. Vous pourriez avoir besoin d'adapter votre poste de travail pour ne pas avoir à rester debout aussi longtemps.

Dans le pire des cas, un arrêt de travail est à envisager. Souffrir le martyr au travail est un pari perdant sur tous les plans.

En revanche, si vous vous sentez bien en position debout, il n'y a aucune raison de vous limiter. Certains d'entre vous sont même soulagés debout ! La seule présence d'une hernie discale, comme toujours, n'est une contre-indication à aucune position ou mouvement.

Deux cuisiniers travaillant debout, une position de travail parfois difficile après une hernie discale

Quel est le meilleur fauteuil de bureau pour ne pas avoir mal au dos ?

Comment trouvez vous votre fauteuil actuel ? Même si le meilleur fauteuil du monde ne vous protègera jamais à 100% du mal de dos, il reste important que votre poste de travail soit convenable.

Voilà quelques suggestions pour trouver une assise confortable. Ce n'est pas une prescription à suivre à la lettre : certains conseils peuvent ne pas s'appliquer à vous !

  • Le conseil qu'il faut retenir : vous devez vous sentir bien dans votre fauteuil. Vous devriez pouvoir adopter une position agréable facilement et en étant détendu. Vous ne tiendrez pas longtemps assis si vous devez constamment faire un effort pour vous sentir bien.
  • Un dossier qui épouse la forme du dos. Ce n'est généralement pas agréable d'avoir un dossier vertical et rigide. Certains fauteuils possèdent un renflement au niveau lombaire, pour combler le creux du bas de votre dos.
  • Un dossier dé-verrouillable : soit il reste en position, soit il peut s'incliner en arrière, quand on veut se reposer, s'étirer; ou  simplement téléphoner dans une position détendue.
  • Les dimensions (hauteur et largeur) devraient être adaptées à votre poste de travail. Cela vous permettra de ne pas être gêné pour vous déplacer, vous tourner, etc.
  • Des accoudoirs adaptés à votre morphologie. Il s'agit plutôt d'un conseil pour le confort de vos cervicales et de vos épaules. Tout le monde n'est pas fait de la  même manière, donc vérifiez que les accoudoirs peuvent se régler à votre morphologie;
  • Une fermeté adaptée à vos préférences. Comme les matelas, la fermeté de l'assise devrait être en mesure de vous soutenir tout en restant agréable à l'appui. Une fois de plus, l'objectif est de ne pas avoir besoin de constamment modifier votre posture parce que l'assise serait inconfortable.

Devrais-je travailler à temps complet ou à temps partiel ?

Parfois, vous avez du mal à assurer votre travail "comme d'habitude". Les journées sont devenus trop chargées. Les mouvements ou au contraire les positions prolongées sont difficiles à gérer toute la journée.

Lorsque vous arrivez à vos limites, il peut être intéressant d'alléger la charge de travail, plutôt que de s'arrêter totalement.

La reprise du travail peut également être plus facile si vous bénéficiez d'une période de transition sous la forme d'un mi-temps thérapeutique.

Votre corps a alors plus de temps pour se réhabituer à votre travail. Vous avez plus de temps pour reprendre vos marques et vous sentir en mesure de gérer votre travail habituel.

Cela peut éviter de rester bloqué dans le cercle vicieux du "Je dois être à 100% pour reprendre". En effet, la reprise du travail fait partie du processus pour revenir à 100%...

L'allégement de la charge de travail peut vous éviter de serrer les dents jusqu'à l'explosion en plein vol. Qui d'entre vous se sent concerné par le burn out ? Passez ce test en ligne pour le découvrir.

Bien entendu, je suis conscient que cette option n'est pas toujours disponible. Je me souviens de patients qui rêvaient de pouvoir reprendre à mi-temps. Leur hiérarchie ne voulait pas. En tant que kiné, j'étais impuissant et je me sentais désolé pour eux.

Comment ramasser des charges quand on a une hernie discale ?

Pour être honnête avec vous, il existe un immense débat sur la façon de ramasser des charges. Concentrons nous sur l'essentiel. Les caractéristiques du port de charge au travail sont souvent une charge élevée, une fréquence élevée et des contraintes de temps.

Je vous ai caché une chose : je sais lire dans les pensées à travers les écrans. Je sais que vous vous attendez à ce que je dise : "Il faut garder le dos droit et soulever avec les jambes". 

Pourtant, vous allez être surpris, car je ne vais pas le faire. À la place, voilà 6 pistes à explorer si vous êtes amené à ramasser des charges au travail.

  • Améliorer votre forme physique et votre force musculaire pour ne pas avoir à développer d’effort maximal, et améliorer la tolérance de votre corps à diverses contraintes.
  • Expérimenter plusieurs façons de soulever des charges, retenir celles qui vous paraissent les plus confortables et efficaces, et les pratiquer pour habituer votre dos.
  • Augmenter progressivement les charges soulevées (comme à la musculation), pour laisser le temps à votre corps de s’adapter.
  • Respecter vos sensations de fatigue. Vous avez vos propres capacités et votre propre rythme. De plus, votre forme physique fluctue au fil des jours.
  • Progressivement changer d'avis à propos du dos et de la douleur : soulever des objets n’est pas forcément dangereux, le dos est solide et stable, et la douleur ne signifie pas qu’il y a nécessairement une blessure.
  • Prendre conscience de l’impact d’un style de vie sain (activité physique, alimentation, sommeil, gestion du stress) sur la santé et la douleur.

Il y a donc beaucoup plus de facteurs en jeu que le simple fait de « garder le dos droit » ou non. Cette combinaison de facteurs est unique à chaque personne.

L’avantage est que cela ouvre de nouvelles perspectives de prévention qui pourraient rendre plus efficaces les programmes de prévention des troubles du rachis, en entreprise ou ailleurs.

La meilleure approche semble donc être de jouer sur les deux versants, c'est-à-dire à la fois alléger la charge de travail et améliorer votre capacité à y faire face. 

Cela implique donc de devenir plus apte à soulever des charges et que l'organisation du travail permette de moins avoir à le faire. C'est là que peut intervenir un ergonome.

Homme travaillant à son bureau, un contexte qui peut nécessiter des adaptations en cas de hernie discale

Comment faire pour qu'une journée au bureau se passe bien ?

Quel est votre principal défi lors d'une journée au bureau ? Non, je ne parle pas de calculer le meilleur délai entre chaque café. Je parle de la position assise prolongée.

Rester dans la même position devient systématiquement désagréable, puis douloureux. Chez tout le monde... plus ou moins rapidement !

Dans votre situation, il est probable que cela se produise plus rapidement que pour le moine tibétain, expert en méditation immobile à l'autre bout du monde.

Quels sont les axes de travail disponibles ?

Le premier est de vous constituer un espace de travail confortable. Si votre fauteuil et votre bureau n'ont pas besoin d'être dernier cri, ils doivent être suffisamment agréables pour tenir toute une journée.  

Le deuxième est de connaître et de pratiquer des mouvements de temps en temps. Se lever et marcher est une bonne première étape. Je vous conseille d'y ajouter des exercices qui donneront à votre corps toutes les variations dont il a besoin.

Le troisième est de vous constituer un style de vie qui améliore votre tolérance pendant le travail. Un bon sommeil, une gestion efficace du stress, de l'activité physique régulière, des relations sociales... Toutes ces choses vous aident à vous sentir mieux pendant le travail.

Bonus ! Un petit programme d'échauffement avant la prise de poste pourrait faire la différence ! Il s'agit idéalement d'exercices contre résistance, pour faire chauffer vos muscles et préparer votre corps à la journée de travail. Certaines entreprises ont intégré cet échauffement au quotidien, et utilisent par exemple des élastiques de renforcement.

Vous l'aurez compris, il existe beaucoup d'outils à découvrir et à mettre en place. Vous en trouverez dans certains articles (Non, vous n'êtes pas condamnés à avoir mal au dos parce que vous travaillez assis).

Si vous cherchez une ressource qui réunit tous ces éléments de façon claire, j'ai créé un cours vidéo spécialement dédié au mal de dos au bureau. Cliquez ici pour le découvrir : Guide anti-mal de dos au bureau (et en télétravail !)


Est-ce que la hernie discale est reconnue comme maladie professionnelle ?

La sciatique ou la cruralgie peuvent être reconnues comme une maladie professionnelle sous réserve de plusieurs conditions.

Les sciatiques et cruralgies dues à une hernie discale sont inscrites dans le tableau 98 du régime général, et dans les tableaux 57 et 57 bis du régime agricole. Voici les conditions à remplir :

  • La hernie discale doit provoquer une compression du nerf sciatique ou du nerf fémoral (crural)
  • Vous avez été exposé(e) à des tâches professionnelles de manutention de charges lourdes (tableau 98 ou 57 bis) ou à des vibrations de basses et moyennes fréquences transmises au corps entier (tableau 57)
  • Cette exposition professionnelle a duré au moins cinq ans.

La procédure pour demander la reconnaissance de la maladie professionnelle est résumée dans cet article.

En résumé, il faut faire la demande dans les 15 jours suivant l'arrêt de travail. L'assurance maladie vous informe ensuite de sa décision dans un délai pouvant aller de 3 à 6 mois.

À quoi sert le statut de maladie professionnelle ? Cette reconnaissance permet la prise en charge des soins à 100% par la sécurité sociale, et vous dispense de l'avance des frais dans la plupart des cas.

Pensez toujours à demander au prestataire de soins concernés à l'avance, si vous avez un doute.

Hernie discale et inaptitude au travail, invalidité, RQTH, MPDH...

La situation de handicap peut être reconnue de différentes façons. Les termes utilisés peuvent être techniques (par exemple, il y a une différence entre inaptitude, incapacité et invalidité). Votre médecin traitant, le médecin du travail et le médecin-conseil de l'assurance maladie jouent un rôle dans plusieurs démarches.

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) permet l'accès à une multitude de mesures et d'aides qui favorisent votre employabilité. Un dossier doit être réuni et envoyé à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) la plus proche.

Ces différentes voies peuvent amener à un reclassement vers un autre poste (inaptitude au travail) et/ou à l'obtention d'une pension d'invalidité. Les taux d'invalidité dépendent bien entendu des capacités de chaque personne.

Conclusion

Le travail joue un rôle essentiel dans notre vie. Il occupe la majeure partie de nos journées et constitue notre source de revenus. Il peut nous définir et nous aider à nous épanouir.

Lorsque votre capacité à travailler est menacée, on comprend aisément l'angoisse que cela représente.

Comme nous l'avons vu dans cette série d'articles, la présence d'une hernie discale ne pose pas forcément un problème. Beaucoup ne seront jamais découvertes, car asymptomatiques.

Chaque situation est à évaluer individuellement pour comprendre ce qu'il vous arrive et quelles sont les solutions à privilégier.

Impossible d'édicter des règles générales telles que "Il faut continuer à travailler" ou "Il faut arrêter de travailler pendant X semaines". Cela aurait été beaucoup plus facile, pourtant.

Une fois de plus, l'accompagnement par des professionnels de santé qualifiés et une compréhension globale et moderne des problèmes de dos sont la clé.


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